Depuis le début de la semaine, le collège Pierre-Gilles de Gennes du Mans a reçu cinq mails pour des alertes à la bombe.
Une enfant de 11 ans vient d'être identifiée comme auteure de ces faits.
Elle est convoquée avec ses parents lundi prochain devant le procureur de la République.

Une enfant âgée de onze ans a été mise en cause par les enquêteurs dans une série d'alertes à la bombe reçues par le collège Pierre-Gilles de Gennes du Mans (Sarthe), a annoncé vendredi le parquet, qui a convoqué l'enfant et ses parents. Depuis lundi, l'établissement a reçu cinq mails successifs informant la présence d’une bombe au sein de l’établissement.

À chaque fois, et comme pour toutes les autres alertes en France depuis la rentrée, le collège a été évacué et les cours annulés comme l'exigent les consignes de sécurité. Après chaque levée de doute, toutes ces alertes se sont révélées fausses... Dès la première, le parquet du Mans a ouvert une enquête qui a très rapidement abouti : "Les investigations techniques immédiatement conduites par les enquêteurs du Commissariat de Police du Mans ont permis de localiser le matériel technologique d’où ces messages ont été postés. Les éléments recueillis permettent d’imputer ces messages à une très jeune fille, âgée de 11 ans", explique-t-il. 

Convoquée lundi devant le procureur

Le très jeune âge de cette élève, dont on ignore si elle est ou non scolarisée dans l'établissement visé, ne permet pas d’engager de poursuites pénales à son encontre. Elle est convoquée devant le procureur de la République en début de semaine prochaine, en compagnie de ses parents.

"Son irresponsabilité pénale ne fait nullement obstacle à la mise en œuvre de la responsabilité civile de ses parents, auxquels toute personne ou structure pourra solliciter indemnisation du préjudice subi", précise le parquet. 

De lourdes peines encourues

Le fait de communiquer ou divulguer une fausse information dans le but de faire croire qu’une destruction, dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être, ou a été commise, ou encore, faisant croire à un sinistre et de nature à provoquer l’intervention inutile des secours, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende. 

La menace de commettre une destruction dangereuse pour les personnes, avec l’ordre de remplir une condition est

quant à elle punie de 3 ans de prison et 45.000 euros d’amende.

Toutes ces infractions font également encourir les peines complémentaires suivantes : l’interdiction des droits

civiques, civils et de famille, l’interdiction d’exercer une fonction publique ou une entreprise commerciale ou industrielle,

l’interdiction de séjour dans un lieu ou un département, la suspension du permis de conduire, outre la confiscation de biens

et matériels technologiques ayant servi à commettre l’infraction.


Aurélie SARROT

Tout
TF1 Info