Rassemblement pour Sandra tuée à coup de couteau, son ex-conjoint avait pourtant interdiction de l'approcher

La rédaction de LCI
Publié le 4 juillet 2021 à 10h03
Rassemblement pour Sandra tuée à coup de couteau, son ex-conjoint avait pourtant interdiction de l'approcher

Source : Bérénice Farges

#PASUNEDEPLUS - En mémoire de Sandra Pla, tuée vendredi à coups de couteau chez elle, à Bordeaux, un rassemblement est prévu ce dimanche devant son domicile. Son ex-compagnon est en garde à vue. Il avait pourtant interdiction d'approcher la victime.

Sur la clôture de sa maison, des anonymes ont déposé des bouquets de fleurs et des petits mots. "Reposez en paix madame. Une forte pensée pour votre enfant. Que justice soit faite!", peut-on lire ce dimanche. Vendredi matin, Sandra Pla, 31 ans, a été tuée à son domicile bordelais à l'arme blanche. Son ex-conjoint, un ambulancier de 36 ans, a été interpellé peu après et placé en garde à vue. Il avait pourtant l'interdiction d'approcher la jeune femme. 

Ce dimanche, un rassemblement "pour Sandra" est prévu à 16h devant sa maison, rue Camena-d’Almeida, dans le quartier Saint-Augustin à Bordeaux. La jeune femme y avait emménagé en janvier dernier avec sa fille de 4 ans après s’être séparée de son compagnon, rapporte le journal Sud Ouest.

Un homme déjà connu "pour des faits de violences conjugales"

L'homme vivait à quelques centaines de mètres de là, dans la commune voisine de Mérignac. Il a été interpellé vendredi à midi, environ 3 heures après le féminicide, par les policiers d'élite du Raid dans son appartement où il s'était retranché, menaçant de se suicider. Il a été immédiatement placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Bordeaux, saisie de l'enquête ouverte pour "homicide par conjoint". Samedi à la mi-journée, sa garde à vue a été prolongée.

Son casier judiciaire mentionne six condamnations prononcées entre 2004 et 2009 pour des infractions à la législation sur les stupéfiants et des infractions routières. Selon une source policière à l'AFP, le trentenaire était aussi "connu pour des faits de violences conjugales". Le trentenaire avait été présenté au parquet le 29 juin dernier après une garde à vue pour des faits de harcèlement téléphonique visant son ex-compagne, précise de son côté la procureure de la République de Bordeaux Frédérique Porterie. Il avait alors été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'entrer en contact avec la victime et obligation de soins dans l'attente de son procès devant le tribunal correctionnel de Bordeaux prévu le 16 novembre prochain.

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Le 5 mai dernier, un autre féminicide a lieu à quelques centaines de mètres, à Mérignac. Chahinez, 31 ans également et mère de trois enfants, est morte tuée par son mari violent et récidiviste dont elle était séparée. Celui-ci, âgé de 44 ans, l'avait poursuivi dans la rue et l'avait aspergé d'un liquide inflammable après lui avoir tiré plusieurs coups de feu dans les jambes. L'individu avait ensuite immolé sa victime, alors toujours en vie. Un rapport commun de l'inspection générale de la justice et de l'inspection générale de l'administration, rendu public le 10 juin, pointe une suite de défaillances dans le suivi de l'homme à l'origine du meurtre. 


La rédaction de LCI

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