Femme enceinte tuée à Ustaritz : Cédric B., mis en examen pour homicide et viols aggravés, "a reconnu son implication"

par Maud VALLEREAU
Publié le 20 septembre 2017 à 7h42
Femme enceinte tuée à Ustaritz : Cédric B., mis en examen pour homicide et viols aggravés, "a reconnu son implication"

ENQUÊTE - Cédric B., 38 ans, a été mis en examen mardi soir pour le meurtre et le viol à Ustaritz (Pyrénées-Atlantiques) de Mélodie M., une jeune femme qui était enceinte de huit mois.

Devant les enquêteurs, l'homme soupçonné d'avoir violé et tué une femme enceinte à Ustaritz la semaine dernière "a reconnu son implication". Après 48 heures de garde à vue, Cédric B., un sans domicile fixe âgé de 38 ans, a été mis en examen mardi soir pour "homicide volontaire et viols aggravés commis sur une personne vulnérable" et "vol dans une maison d'habitation", a-t-on appris auprès du parquet de Bayonne. Il a été placé en détention, a précisé Marc Mariée, le procureur-adjoint de la République. 

Cet homme, né en Suisse et de nationalité française, avait été arrêté dimanche à Boucau au terme d'une course-poursuite avec les gendarmes, alors qu'il circulait à bord d'une camionnette volée à Anglet. Son ADN avait été identifié sur la scène de crime. Dans la chambre d'une maison d'Ustaritz, Mélodie M., 23 ans, avait été découverte sans vie par son compagnon. Son corps était dénudé, ses pieds et ses poings avaient été attachés et ses yeux bandés. L'autopsie avait témoigné de la violence des faits : la jeune femme avait été frappée, violée et asphyxiée par le bâillon que son agresseur lui avai= mis dans la bouche. 

"Il a indiqué avoir agi seul"

Durant son audition, qui avait été prolongée de 24 heures, le suspect "a reconnu son implication et a indiqué avoir agi seul", a expliqué ce mardi le procureur-adjoint. "Il a raconté spontanément les diverses phases du drame et répondu aux questions des gendarmes", a poursuivi le magistrat qui n'a pas souhaité révéler plus de détails sur la version livrée par le suspect, ni sur ses antécédents psychiatriques. 

L'homme était en effet connu des services de justice et psychiatriques. Sa dernière condamnation, au mois d'août, à trois mois de prison avec sursis pour des faits de vols et de dégradations, avait été assortie d'une obligation de soins. En Haute-Savoie et en Isère, où il a vécu par le passé, Cédric B. avait été interné d'office à plusieurs reprises pour des troubles psychiatriques.  Selon nos informations, il aurait déroulé devant les enquêteurs un récit des faits de manière "très calme voire froide". 

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Le suspect vivotait dans la région de Bayonne depuis plusieurs années. Il "squattait à droite à gauche, chez des connaissances ou des proches", nous avait expliqué une source. L'instruction devrait désormais se pencher sur la personnalité de cet homme décrit comme un petit délinquant, marginal, consommateur de drogues, mais qui n'avait "aucun antécédent en matière sexuelle". Des expertises psychiatriques devraient être ordonnées.


Maud VALLEREAU

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