FÉMINICIDE - Le corps d'une femme a été découvert dans le coffre d'une voiture samedi à Nice. Le parquet de Nice a ouvert ce lundi information judiciaire contre son ex âgé de 60 ans du chef d’assassinat.

Il s'agit déjà du troisième féminicide de 2022. Après le décès d'une femme de 27 ans en Maine-et-Loire et d'une autre de 56 ans en Meurthe-et-Moselle, tuées à coups de couteaux par leurs conjoints ou ex-conjoints, le corps sans vie d'une femme de 45 ans a été découvert dans le coffre d'une voiture, samedi 1er janvier à Nice, dans le quartier de la Madeleine. Son ex-compagnon, un homme de 60 ans, s'est rendu lui-même à la caserne Auvare dans la soirée. Il a été placé en garde à vue, a indiqué dimanche 2 janvier le parquet de Nice, qui a ouvert une enquête pour "homicide volontaire par conjoint". 

"Il est venu signaler qu'il avait eu une dispute avec sa femme et ne savait pas dans quel état elle était", avait déclaré à Nice-Matin la procureure de la République adjointe Parvine Derivery ce week-end. Le sexagénaire a ensuite conduit les policiers dans un garage où était remisé un véhicule appartenant à son fils aîné. Ils ont alors découvert dans le coffre le corps de la victime. 

Le parquet de Nice a ouvert ce lundi une information judiciaire contre le mis en cause du chef d’assassinat. "L’intéressé reconnait à ce stade de la procédure avoir étranglé la victime suite à une dispute dont les raisons sont encore à établir précisément. Ces faits s’inscrivent en tout état de cause dans la suite d’une séparation conjugale étant intervenue durant le printemps 2021. Des réquisitions de mandat de dépôt vont être prises par mon parquet pour notamment apaiser le trouble exceptionnel causé par l’infraction ainsi reprochée", indique le procureur de la République Xavier Bonhomme dans une communication à la presse. 

 

Une mort donnée par strangulation

Le maire de Nice Christian Estrosi a réagi à cette macabre découverte sur Twitter. Il s'est dit "dévasté" par ce nouveau féminicide. "Je veux dénoncer l'horreur de cet assassinat. Mes pensées sont tournées vers les enfants, la famille et les proches de la victime qui était un agent de notre collectivité", a ajouté l'édile azuréen, en demandant que "la lutte et l'aggravation des sanctions contre les violences intra-familiales" deviennent "une grande cause pour l'année 2022".

. L'enquête a été confiée à la brigade criminelle de la Sûreté départementale.


La rédaction de TF1info avec AFP

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