Ce vendredi, la RATP annonce qu'elle n'a pas conservé les images de vidéosurveillance prises par ses services, le 28 mai.
De nombreux incidents avaient émaillé la finale de la Ligue des champions au Stade de France.
La compagnie évoque un "délai de conservation des vidéos des caméras de vidéo protection de 72 heures".

Les révélations s'enchainent et le fiasco s'accentue. Après les nombreux incidents survenus en marge de la finale de la Ligue des champions entre Liverpool et le Real Madrid au Stade de France, le 28 mai, les images de vidéosurveillance prises par la RATP ce jour-là n'ont pas été conservées, a indiqué la compagnie publique, ce vendredi 10 juin, confirmant une information du Parisien.

"Le délai de conservation des vidéos des caméras de vidéo protection est de 72 heures pour des raisons de stockage", et "sans réquisition judiciaire, elles sont écrasées automatiquement par les nouveaux enregistrements", a expliqué un porte-parole de la RATP à l'AFP.

Le Parisien avait d'abord affirmé qu'il en était de même pour la SNCF, mais la direction de la compagnie a ensuite assuré qu'elle avait conservé ses images de vidéosurveillance.

Les images du Stade de France n'ont pas été conservées

Les deux opérateurs disposent d'un vaste réseau de caméras dans les stations de métro et gares de RER, dont celles de la ligne 13 du métro parisien et des RER B et D qui desservent le Stade de France, à Saint-Denis, où des bousculades, violences et agressions ont entaché la soirée du 28 mai.

Erwan Le Prévost, le directeur des affaires institutionnelles de la Fédération française de football (FFF), avait indiqué jeudi au Sénat que les images de vidéosurveillance autour du Stade de France n’avaient pas non plus été conservées. Ces images sont systématiquement détruites au bout de sept jours, sauf réquisition de la justice, avait-il expliqué.

La police, chargée d'enquêter sur les faux billets lors de la finale, a quand même demandé au Stade de France, jeudi soir, les images des violences filmées par ses caméras, une source du dossier disant avoir "toujours espoir" de les récupérer, sans plus de détails. La préfecture de police a rappelé que ses propres images était à la disposition de la justice.


MM avec AFP

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