Fillette brûlée par du détergent : le gérant du restaurant écope d'une amende avec sursis

Publié le 13 juillet 2021 à 10h59
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

FAIT DIVERS - En 2019, une enfant de 22 mois avait bu un produit toxique placé dans une bouteille de jus de fruit. Le gérant de l'établissement de Loire-Atlantique a été condamné à 26.000 euros d'amende avec sursis et sa société à 26.500 euros d'amende avec sursis.

L'accident était survenu à la suite d'une erreur, du produit pour lave-vaisselle ayant été versé dans une bouteille de jus de fruit. La bouteille avait été placée au frigo, puis servie à l'enfant âgée de 22 mois à un moment où le gérant n'était pas présent dans l'établissement.

Deux ans après les faits, le restaurateur de Pornic (Loire-Atlantique) a été condamné lundi à 26.000 euros d'amendes avec sursis et sa société à 26.500 euros d'amende avec sursis. Il y a "une relaxe sur les faits intentionnels, donc sur la mise en danger d'autrui, et il y a une déclaration de culpabilité sur les blessures involontaires, et en répression, il y a des amendes avec sursis", a expliqué Me Fabien-Jean Garrigues, avocat du gérant de l'hôtel-restaurant réputé où se sont déroulés les faits en août 2019.

Une peine de six mois d'emprisonnement avec sursis, assortie d'une amende, avait été requise en juin au tribunal judiciaire de Saint-Nazaire.

Lire aussi

Le père de l'enfant "décontenancé"

"Je suis décontenancé (...) je ne comprends absolument pas qu'on puisse condamner quelqu'un, c'est-à-dire admettre qu'il a commis une erreur (...) et qu'il n'y ait aucune condamnation concrète derrière, c'est-à-dire qu'il n'y a que du sursis", a réagi Arnaud Kob, le père de l'enfant.

"Ils n'ont pas d'amende, ils n'ont rien à payer, et pourtant les conséquences, c’est que ma fille est handicapée, son œsophage est brûlé, il lui a été retiré et elle sera handicapée à vie. Aujourd'hui, elle est nourrie encore par sonde entérale, directement dans son estomac, pour entre 20 et 30% de son alimentation", a décrit le père de famille  au sujet de son enfant qui aura quatre ans en septembre.

"Les démarches que j'ai effectuées, j’espérais qu'elles allaient faire passer un message de dissuasion", a déploré la partie civile, affirmant être "en colère en tant que père, et en tant que citoyen".

La décision "est respectueuse de la douleur de la famille, parce que ça aurait été dramatique pour la famille que personne ne soit condamné à ce moment-là. Après elle n'est sans doute pas satisfaisante parce que les véritables responsables ne sont pas là, ils n'étaient pas convoqués", a estimé Me Garrigues.


La rédaction de TF1info

Tout
TF1 Info