Fillette brûlée vive dans l'Oise : la suspecte mise en examen pour tentative de meurtre sur mineure de moins de 15 ans

Antoine Llorca
Publié le 23 mars 2017 à 19h20, mis à jour le 23 mars 2017 à 19h26
Fillette brûlée vive dans l'Oise : la suspecte mise en examen pour tentative de meurtre sur mineure de moins de 15 ans

Source : AFP

L'essentiel

JUSTICE - La suspecte dans l'affaire de la fillette brûlée vive mardi à Auneuil (Oise) a été mise en examen ce jeudi pour tentative de meurtre sur mineure. Elle n'avait aucun antécédent judiciaire. La petite fille, âgée de trois ans, est en dans état préoccupant.

Une femme de 37 ans, placée en garde à vue après qu'une fillette a été brûlée vive à Auneuil (Oise), a été mise en examen pour tentative de meurtre sur mineure de moins de 15 ans ce jeudi. Présentée au juge des libertés et de la détonation, elle a été placée en détention provisoire.

Mardi 21 mars, aux alentours de 16h30, dans la cour commune d’un immeuble, la fillette a été "très grièvement brûlée par l'effet d'une substance inflammable", a indiqué ce jeudi dans un communiqué Amélie Cladière, procureure de la République à Senlis. Son état de santé est "extrêmement préoccupant", a-t-elle ajouté.  De son côté, la mère de la fillette a été "sérieusement touchée" après avoir tenté d’intervenir pour éteindre les flammes. Compte-tenu de son état de santé, elle n’a pas encore pu témoigner. 

Explications floues

Peu bavarde pendant les premières heures de sa garde à vue, la suspecte a finalement accepté de répondre aux questions des enquêteurs. Selon la procureure, ses déclarations sur les faits concordent avec celles de l’enfant qui a été témoin du drame. Pour autant, ses explications sur son geste fou sont très floues pour le moment. Elle n’avait aucun antécédent judiciaire. Lors de sa garde à vue, elle a fait état d’un suivi médical pour dépression.

Le drame a beaucoup choqué dans le village. "Il s’agit d’une famille très bien implantée à Auneuil, qui n’avait jamais fait part de problèmes de voisinage. C’est un drame terrible, une horreur", s’est ému le maire, Robert Christiaens, sollicité par Le Parisien.