FOOTBALL - La sanction vient de tomber, ce lundi : le match interrompu le 17 décembre dernier à la suite de violents incidents dans l'enceinte parisienne du stade Charléty ne sera pas rejoué.

Des joueurs de foot sans voix sur le terrain, des fumigènes, des chutes dans les tribunes, des coups, des cris. Un peu plus d'une semaine après les violents incidents survenus lors du 32e de finale de Coupe de France, le 17 décembre dans l'enceinte du Stade Charléty, dans le 13e arrondissement de Paris, la sanction vient de tomber. 

Ce lundi 27 décembre, la Commission de discipline de la Fédération Française de football (FFF) a décidé de donner match perdu pour le Paris FC et l'Olympique lyonnais. Les deux clubs, désormais éliminés de la Coupe de France, écopent par ailleurs d'amendes (10.000 euros pour le Paris FC, 52.000 euros pour Lyon) et l'OL est également suspendu de Coupe de France avec sursis, à compter de l'édition 2022/2023.

Des événements survenus à la mi-temps

Le vendredi 17 décembre, c'est à la mi-temps du match de Coupe de France entre le PFC (L2) et l'OL, disputé au stade Charléty, que les débordements avaient eu lieu. Des fumigènes avaient été lancés aux abords du parcage des supporters lyonnais et des bagarres avaient éclaté en tribunes, entraînant des mouvements de foule et le déploiement des forces de l'ordre. Deux personnes, un supporter et un policier, avaient été blessées.

Trois supporters ultras parisiens avaient été interpellés. Deux d'entre eux seront jugés pour violences en réunion. Selon une source proche du dossier, "des ultras du Paris SG ont pu être identifiés sur les vidéos" des incidents, tandis que les ultras lyonnais "voulaient en découdre Gare de Lyon" à leur arrivée dans la capitale.

Les présidents des deux clubs se sont renvoyé la balle. Le Lyonnais Jean-Michel Aulas a estimé que les "torts étaient partagés", son homologue parisien, Pierre Ferracci, accusant, lui, "le groupe des ultras lyonnais (d'avoir) foutu un bordel sans nom". Le dirigeant du Paris FC s'en est également pris au service de sécurité lyonnais jugé insuffisant dans le parcage.

Après ces incidents, le Paris FC avait réclamé "des mesures radicales" contre la violence dans les stades et promis des actions en justice, tandis que l'OL a interdit à ses groupes de supporters de se déplacer pour les matches à l'extérieur. Le club avait décidé d'exclure pour 18 mois de son propre stade ceux identifiés au stade Charléty, en portant plainte contre eux. La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, avait demandé au président de la FFF, Noël Le Graët, d’agir fermement. L'instance avait, dans la foulée, annoncé que sa commission de discipline se réunirait "en urgence" en ce début de semaine pour trancher cette affaire.


La rédaction de TF1info

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