PSG-Barcelone : la sécurité "considérablement renforcée" à Paris après une "menace" de Daech

Publié le 9 avril 2024 à 13h49, mis à jour le 9 avril 2024 à 15h38

Source : TF1 Info

À la veille du choc PSG-Barcelone, en quart de finale aller de la Ligue des champions, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé, mardi 9 avril, le renforcement de la sécurité à Paris.
Une décision qui fait suite à une "menace caractérisée évoquée publiquement" par le groupe État islamique sur les quatre quarts aller de C1.
L'organisation terroriste a menacé la tenue de ces rencontres via un de ses relais de propagande.

"Oui, il y aura une protection particulière". En marge de sa visite à la brigade fluviale de Paris, mardi 9 avril, à près de 100 jours des Jeux olympiques, Gérald Darmanin a annoncé une sécurité "considérablement renforcée" à Paris, aux abords du Parc des Princes, à la veille du choc PSG-Barcelone, après une "menace caractérisée" du groupe terroriste État islamique de perpétrer des attentats. 

"Ça ne sera pas le seul endroit car les terroristes peuvent aussi nous porter un certain nombre de coups là où on ne les attend pas. (...) Il faut vraiment avoir un œil à 360° et ne pas se laisser avoir par la communication de l'ennemi qui nous amènerait à concentrer des forces quelque part et délaisser le reste", a ajouté le patron de Beauvau, confirmant s'être "entretenu très tôt" avec le préfet de police de Paris, qui "a renforcé considérablement les moyens de sécurité".

Des unités de force mobile supplémentaires

D'après une source policière à TF1-LCI, des unités de force mobile supplémentaires vont être déployées. Le dispositif renforcé permettra de mobiliser des policiers d'intervention aux abords immédiats du stade, ainsi qu'un nombre renforcé de patrouilles, selon la même source. Des moyens spécialisés, comme des drones, vont également être utilisés.

Pour sa part, la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), entrée en communication étroite avec les services de renseignement des pays accueillant les autres quarts de finale, à savoir ses homologues espagnol et anglais, "est particulièrement à pied d'œuvre pour être au rendez-vous d'un renseignement préventif ou, s'il le fallait, curatif." "L'EI a menacé les quarts de finale de la Ligue des champions (aller programmés mardi et mercredi), pas spécifiquement en France, via une de ses agences de communication", a-t-on expliqué à l'AFP de source proche du dossier. 

Madrid et Londres aussi sous tension

Dans un message relayé via la Fondation Al Azaim, un média officieux chargé de diffuser la propagande de l'organisation terroriste, celle-ci a incité ses fidèles à s'attaquer aux matchs de Ligue des champions, programmées mardi 9 et mercredi 10 avril : à Madrid, au Santiago Bernabeu pour Real Madrid-Manchester City et au Wanda Metropolitano pour Atlético-Dortmund ; à Londres, à l'Emirates Stadium, pour Arsenal-Bayern ; et à Paris, au Parc des Princes, pour PSG-Barça. 

Sur le visuel de propagande, citant les quatre stades où vont se jouer les quarts de finale aller de la C1, on aperçoit un combattant de Daech armé, sur un fond sanglant et explosif, avec le message "Kill them all" ("Tuez-les tous").  

À l'instar de la France, les autorités espagnoles, comme rapporté par les quotidiens Marca et AS, ont aussi renforcé leurs procédures de sécurité, alors que Madrid doit accueillir deux quarts de finale, l'un mardi (Real Madrid-Manchester City) et l'autre mercredi (Atlético-Dortmund). Et le flux importants de supporters qui vont les accompagner.

"Qui n'est pas préoccupé ou concerné par ça ?", a commenté Luis Enrique, l'entraîneur parisien, interrogé sur les menaces qui pèsent sur ces rencontres, à la veille de PSG-Barcelone. "Tout le monde l'est. J'espère que ce sont seulement des menaces et que rien de grave ne se passera."


Yohan ROBLIN

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