Traque en Dordogne

Forcené interpellé en Dordogne : "Il marchait avec son arme autour de son bras", le témoin-clé raconte comment il a alerté les gendarmes

Maxence GEVIN
Publié le 31 mai 2021 à 16h49
JT Perso

Source : TF1 Info

TÉMOIGNAGE - Après avoir joué un rôle essentiel dans la neutralisation de l'agresseur du côté de Lardin-Saint-Lazare, Christian* a raconté sur LCI comment il a alerté les forces de l'ordre après avoir repéré le fugitif.

Un rôle décisif. Après trois jours de cavale, l'ancien militaire qui a tiré sur des gendarmes a été neutralisé par les forces de l'ordre ce lundi. Le suspect a notamment pu être mis hors d'état de nuire grâce au témoignage-clé d'un individu. Interrogé par LCI ce lundi, ce dernier a donné sa version des faits. "J’étais en train de rouler, de rentrer chez moi. Sur la route de Bouillac, en direction de Terasson, à 300 mètres, j'ai vu une personne arrivant déterminée avec une grosse arme", raconte-t-il. 

"Quand je l’ai vu, il marchait comme une personne normale avec son arme autour de son bras. Je suis passé à côté de lui, il m'a regardé, mais ne s’est pas arrêté. J'ai continué ma route et regardé dans mon rétro, le voyant accroupi au niveau du stop", détaille Christian*, 22 ans. "Il a regardé, patienté une minute, histoire de ne pas se faire ‘cramer’, puis il a traversé la route en courant. Il a continué la route tout droit, dans les petits chemins"

"On était en danger"

Dans la foulée, le jeune homme se presse pour prévenir les gendarmes, positionnés à proximité sur un barrage. "J’ai tout de suite fait demi-tour et prévenu la patrouille qui était à côté que c’était l’individu recherché", raconte le témoin. "Au début deux gendarmes se sont regardés, se disant que ce n’était pas possible. Je venais de le voir, je n’arrivais même plus à parler", affirme le témoin qui a finalement réussi à convaincre les militaires. "Je ne savais pas exactement où il était caché", explique-t-il mais, avec l’hélicoptère, les policiers l'ont repéré puis encerclé.

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Confronté, l'agresseur "a tiré trois coups de feu". Les gendarmes sont ensuite "intervenus car ils n’avaient plus le choix", indique le jeune homme. "Ce n’est pas quelque chose d’héroïque ce que j’ai fait", tempère-t-il. "C’était un appel à témoins, chaque personne qui le croisait devait appeler la police. Je suis content car j’ai pu aider et qu’ils l’ont attrapé". "On était en danger, il aurait pu braquer l’arme vers moi", ajoute-t-il. 

* Le prénom a été changé


Maxence GEVIN

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