En octobre dernier, une fusillade faisait deux morts dans le Gard, à Pont-Saint-Esprit.
Une vaste intervention des forces de gendarmerie a permis l'arrestation de 13 suspects dans cette affaire, indique la procureure de la République.
Quelque 240 militaires ont été mobilisés, parmi lesquels des membres du GIGN.

Dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 octobre 2023, deux personnes, âgées de 24 et 25 ans, avaient été tuées par balles. Une fusillade survenue à Pont-Saint-Esprit, dans le Gard, à 80 kilomètres environ au nord de Nîmes. Deux autres personnes avaient par ailleurs été grièvement blessées, faisait savoir le parquet de Nîmes.

En cette fin avril, la procureure de la République près le Tribunal Judiciaire de Nîmes rapporte à travers un communiqué que "plusieurs interpellations" ont été réalisées par les enquêteurs de la section de recherches de Nîmes dans le cadre "d'une information judiciaire ouverte pour investiguer sur le double meurtre".  

Des moyens considérables ont été déployés

Ce mardi, on apprend ainsi que l'opération a été réalisée avec le soutien de 240 militaires de la gendarmerie. Parmi lesquels des membres de divers services d'investigation et d'intervention. Les gendarmes du groupement de gendarmerie du Gard, du Vaucluse, des Bouches-du-Rhône, du Rhône ont été mobilisés, aux côtés de la force d'intervention du GIGN, de deux antennes du GIGN, ainsi que de deux pelotons spécialisés de protection de la gendarmerie. Quatre équipes cynophiles ont par ailleurs complété ces importants effectifs.

Au total, "13 personnes ont été placées en garde-à-vue et devront s'expliquer sur les infractions de meurtre en bande organisée, tentative de meurtre en bande organisée, port, transport, détention d'armes de catégorie A et B, dégradation en bande organisée d'un bien par moyen dangereux pour les personnes ainsi que participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre un crime", ajoute le communiqué. 

La procureure de la République souligne que les gardes-à-vue "peuvent durer quatre jours s'agissant d'infractions entre lien avec la criminalité organisée". Le magistrat instructeur et la substitut du Procureur référente criminalité organisée étaient présents sur les lieux pour suivre le déroulé des opérations.

À l'automne dernier, on apprenait que l'une des victimes de la fusillade était connue de la justice pour des faits d'infraction à la législation sur les stupéfiants et de proxénétisme. La seconde, quant à elle, était inconnue des services de la justice. Les faits s'étaient déroulés aux alentours de 2h du matin, devant la terrasse d'un café fermé de Pont-Saint-Esprit.


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