Gérald Darmanin accusé de viol : la plaignante fait appel du non-lieu

La rédaction de TF1info
Publié le 13 juillet 2022 à 19h35
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Source : Sujet TF1 Info

Visé par une accusation de viol, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a bénéficié d'un non-lieu ordonné par la juge la semaine dernière.
Ce mercredi, la plaignante annonce faire appel de cette décision.

Nouveau rebondissement dans la procédure contre Gérald Darmanin. Sophie Patterson-Spatz, la femme qui accuse de viol le ministre de l'Intérieur, a fait appel ce mercredi de l'ordonnance de non-lieu signée vendredi en faveur du locataire de la place Beauvau, a indiqué son avocate. "Loin de tout acharnement ou d'une quelconque vengeance, Sophie Patterson veut simplement obtenir enfin justice et conteste fermement le bien-fondé de cette ordonnance. Elle a donc chargé mon cabinet d'en faire appel, ce qui a été fait ce jour", écrit Me Élodie Tuaillon-Hibon dans un communiqué transmis à l'AFP.

"L'ordonnance reconnaît que Sophie Patterson est sincère et sans malveillance. Cependant, cette procédure a bien sûr souffert des nombreux écueils dont souffrent encore trop de plaintes pour viol en France de nos jours : préjugés sexistes, culture du viol ou emprise de la domination masculine", poursuit l'avocate. "Déterminée et motivée, elle tient à répéter qu'elle ira jusqu'à la Cour européenne des Droits de l'Homme s'il le faut, puisque son pays, la France, n'a visiblement pas décidé de se conformer au droit européen."

Des faits qui remontent à 2009

Lundi, une source judiciaire avait indiqué à TF1info que la juge en charge de l'enquête avait publié "une ordonnance de non-lieu", rendue le 8 juillet dernier, suivant ainsi les réquisitions du parquet de Paris. Sophie Patterson-Spatz avait déposé plainte contre Gérald Darmanin dès 2017 et son entrée au gouvernement. Cette Française de 50 ans l'accuse de viol, harcèlement sexuel et abus de confiance, pour des faits qui se seraient produits à Paris en 2009 et qui auraient débuté au siège de l'UMP, ancêtre de LR.

La plaignante s'était adressée à l'élu, alors chargé de mission au service des affaires juridiques du parti, pour obtenir un soutien alors qu'elle voulait faire réviser une condamnation de 2004 pour chantage et appels malveillants à l'égard d'un ex-compagnon. Selon elle, Gérald Darmanin lui aurait fait miroiter au cours d'un dîner, puis d'une soirée dans un club échangiste parisien, son possible appui, via une lettre qu'il s'engageait à rédiger auprès de la Chancellerie, en lui demandant en échange une relation sexuelle.

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Selon son récit devant les enquêteurs, Sophie Patterson-Spatz n'avait aucune envie de cette relation sexuelle, aurait "paniqué", mais se serait sentie contrainte de "passer à la casserole", n'ayant "pas le choix". Le ministre de l'Intérieur n'a toutefois jamais été mis en examen dans ce dossier, et l'enquête a été classée deux fois par le parquet. Gérald Darmanin a même déposé plainte pour dénonciation calomnieuse. Cette plainte "suit son cours", selon les avocats.


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