Un baigneur est décédé, dimanche 14 avril, à Lège-Cap-Ferret (Gironde).
Il s'était aventuré dans une eau non surveillée, malgré une alerte face au risque de baïnes.
Durant la dernière saison estivale, six baigneurs sont morts dans des baïnes en Nouvelle-Aquitaine, selon le décompte des autorités.

C'est un dramatique exemple de la dangerosité des baïnes. Un baigneur est décédé, dimanche 14 avril à Lège-Cap-Ferret (Gironde), après s'être aventuré dans une eau non surveillée malgré une alerte maximale face au risque de baïnes, sources de courants marins dangereux, a-t-on appris auprès des pompiers et de la mairie. Cet homme âgé de 41 ans, originaire de région parisienne, a été secouru alors qu'il était en difficulté au large de l'une des plages océanes de la presqu'île du Cap-Ferret.

"Quand on est arrivé, il avait été sorti de l'eau par des témoins, il était en arrêt cardio-respiratoire. Il a fait l'objet d'une réanimation mais il est décédé", ont dit les pompiers à l'AFP, confirmant des informations du quotidien Sud-Ouest. La zone où il se baignait n'était "pas surveillée", a précisé Philippe de Gonneville, maire de Lège-Cap-Ferret.

Une saison qui commence mal

"L'eau est froide en ce moment, à 14°C, et aujourd'hui il y a une houle entre 1,50 m et 1,80 m, avec de forts courants de baïnes en ce moment", a-t-il souligné. "On ne tient pas très longtemps, on se fatigue vite... C'est malheureusement une saison qui commence mal", a-t-il ajouté. La préfecture de Nouvelle-Aquitaine avait placé samedi le littoral atlantique, y compris la Gironde, en "alerte maximale" pour le risque de formation de baïnes.

Ces piscines naturelles d'apparence anodine sont responsables chaque année de noyades. Elles se forment entre la plage et un banc de sable, mais leurs forts courants peuvent rapidement entraîner vers le large. Durant la dernière saison estivale, six baigneurs sont morts dans des baïnes en Nouvelle-Aquitaine, selon le décompte des autorités.


La rédaction de TF1info avec AFP

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