Neuf jours après les bombardements du théâtre de Marioupol, la mairie évoque un bilan d'environ 300 morts.
Elle se base sur des témoignages.

Des projections qui empirent de jour en jour. Neuf jours après les bombardements du théâtre de Marioupol, les autorités de la ville estiment que 300 personnes ont perdu la vie lors des attaques de l’aviation russe.

La mairie s’appuie sur les différents témoignages : "Des témoins ont des informations selon lesquelles environ 300 personnes sont mortes au théâtre dramatique de Marioupol à la suite d'un bombardement par un avion russe. Jusqu'au bout, on ne veut pas croire à cette horreur. Jusqu'au bout, on veut croire que tout le monde est sauf. Mais les témoignages de ceux qui se trouvaient à l'intérieur du bâtiment au moment de cet acte terroriste disent le contraire", a écrit la mairie sur son compte Telegram. 

Un des conseillers du maire de Marioupol, Petro Andriouchtchenko, a été contacté par l’AFP et ce dernier s'est refusé à tout commentaire dans l'immédiat en ajoutant qu'il y aurait "probablement plus d'informations d'ici ce soir".

Dans les heures qui ont suivi les bombardements, l'émissaire ukrainienne aux droits humains, Lioudmyla Denissova, avait déclaré que l'abri situé dans le théâtre avait résisté aux bombardements. "Selon des informations préliminaires, il n'y a pas de morts. Mais il y a des informations sur une personne très grièvement blessée", avait indiqué sur Telegram, mercredi 16 mars, un conseil municipal de la ville de Marioupol.

Le mot "enfants" peint en lettres géantes

Il y a quelques jours, Antony Blinken, le chef de la diplomatie américaine avait déclaré que l’armée russe bombardait des sites qui étaient "clairement identifiés comme utilisés par des civils". Selon lui, au niveau du théâtre où s'abritaient des femmes et des enfants, le mot "enfants" était peint en lettres géantes.


Julien MOREAU Julien Moreau

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