Un individu né en 1985 a été interpellé lundi à Saint-Orens, en Haute-Garonne.
Il a agressé à l'arme blanche son ex-compagne et le petit ami de celle-ci, dans un bar où elle travaille.
Il a ensuite tenté de se suicider.

La succession d'événements qui s'est déroulée lundi 21 novembre au matin à Saint-Orens (Haute-Garonne) est à peine crédible. Vers 11h, un homme au volant de son véhicule a tenté de percuter la façade d'un bar dans lequel travaille son ex-compagne en tant que serveuse. 

Empêché de commettre son acte grâce à la présence d'un véhicule en stationnement, l'individu né en février 1985 est alors descendu de sa voiture et a pénétré dans le café, une machette et un cutter à la main. "Il a alors donné plusieurs coups de machette à son ancienne compagne, elle aussi née en 1985, l'atteignant à la tête et dans le dos. Il blessait par ailleurs son nouveau compagnon né en 1987 qui se trouvait également dans l'établissement", selon les précisions donnés lundi soir par le procureur de la République de Toulouse, Samuel Vuelta-Simon.

L'agresseur présumé est ensuite retourné dans son véhicule, s'est emparé d'un bidon de combustible et a allumé un incendie derrière le comptoir du bar. Dans le même temps, les deux victimes prenaient la fuite et se réfugiaient dans un commerce. 

L'agresseur s'est tranché la gorge

"Une fois seul, l'agresseur s'est tranché la gorge avec le cutter, occasionnant la section de vaisseaux importants. Il était hospitalisé avec un pronostic vital engagé", a informé par ailleurs le magistrat, précisant que le patient allait mieux au fil des heures.

Prise en charge par les secours, la serveuse a pu regagner son domicile dans la soirée. Son petit ami devait, lui, être opéré ce mardi d'une fracture à la jambe. 

Selon Samuel Vuelta-Simon, une séparation non acceptée par l'agresseur serait à l'origine de cette attaque. Les gendarmes de Saint-Orens étaient en effet déjà intervenus le 30 octobre suite à une collision entre les deux véhicules du couple séparé. "L'enquête et les auditions de la victime et de l'auteur n'ont pas permis d'en déduire que l'accrochage était volontaire. L'homme avait été poursuivi pour une infraction routière de défaut de maîtrise", a souligné le magistrat. 

En fonction de son état de santé, le mis en cause devait être entendu ce mardi par les gendarmes de la brigade de recherches de Villegranche-de-Lauragais, chargée de l'enquête. Les investigations se poursuivent.


A.S

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