Haute-Garonne : un chasseur poursuivi pour avoir volontairement tué un chien

A.S
Publié le 1 décembre 2022 à 12h38
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Deux chasseurs ont été interpellés et placés en garde à vue après qu'un malinois a été tué par balles le 18 novembre à Rieux-Volvestre.
L'un d'eux a reconnu avoir abattu l'animal après que ce dernier a pénétré dans le véhicule qu'il occupait avec son comparse.
Il sera jugé le 8 février pour "sévices graves sur un animal domestique ayant entraîné la mort".

L'événement n'a rien d'un accident et l'auteur présumé a reconnu les faits. Mercredi soir, Samuel Vuelta-Simon, procureur de la République de Toulouse, a annoncé que deux chasseurs avaient été placés cette semaine en garde à vue suite à des violences avec arme commise sur un chien. Les faits ont eu lieu le 18 novembre sur la commune de Rieux-Volvestre en Haute-Garonne. 

Aux enquêteurs, les deux hommes ont déclaré être rentrés tard d'une soirée ce jour-là et avoir garé leur véhicule devant leur domicile. En ouvrant la portière pour en sortir, un chien de type malinois se serait alors engouffré dans la voiture. Pour l'en faire sortir, le propriétaire du quatre-roues serait alors parti chercher son chien de chasse pour déloger l'autre canidé et son fidèle compagnon y serait parvenu. 

Mais, toujours selon les déclarations des deux hommes, le malinois serait resté à proximité, "sans apparemment présenter un danger pour les personnes", rapporte le magistrat. Malgré l'inoffensivité apparente du malinois, le passager du véhicule est parti chez lui, a pris son fusil de chasse et est revenu en direction du chien errant avant de "faire feu à deux reprises en direction de l'animal, le tuant sur le coup", souligne Samuel Vuelta-Simon. 

Les gendarmes alertés par les voisins

Alertés par le voisinage, les gendarmes se sont immédiatement rendus sur place et ont identifié les deux suspects. Ces derniers ont été entendus dans le cadre de l'enquête qui venait d'être ouverte par le parquet de Toulouse.

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"Le tireur a été déféré au parquet le 30 novembre et placé sous contrôle judiciaire dans l'attente de sa comparution devant le tribunal correctionnel qui aura lieu le 8 février 2023. D'ici là, il lui est interdit de paraître dans tous lieux où se déroule une action de chasse ainsi que d'y participer et de détenir des armes. Par ailleurs, les armes qu'ils détenaient ont été saisies dans le cadre de la procédure", informe Samuel Vuelta-Simon, procureur de la République de Toulouse. 

Le chasseur comparaitra pour "sévices sur animal domestique ayant entrainé la mort". Il encourt jusqu'à cinq ans d'emprisonnement. 


A.S

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