Hautes-Pyrénées : que sait-on des deux enseignants tués lundi à Pouyastruc ?

A.S
Publié le 5 juillet 2022 à 18h58, mis à jour le 6 juillet 2022 à 9h45
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Deux professeurs du collège Desaix à Tarbes ont été tués par balles lundi à Pouyastruc.
Une rivalité amoureuse serait à l'origine du drame.
Le tireur présumé, qui serait l'ex-compagnon de la jeune femme, était toujours recherché ce mardi.

Ce lundi 4 juillet, une fête était organisée au collège Desaix de Tarbes (Hautes-Pyrénées). Les élèves de 3e fêtaient la fin de l'année en dansant dans la cour. Ces adolescents heureux de quitter l'école pour retrouver la route des vacances n'ont appris que plus tard dans la soirée le drame qui s'est déroulé à 15 kilomètres de leur établissement, sur la commune de Pouyastruc.

Vers 18h30, une femme était retrouvée agonisante, une balle dans la tête par un riverain,  sur une route de la commune de Pouyastruc. Ce pompier bénévole lui a prodigué les gestes de premier secours. Alertés, les gendarmes, dont les locaux sont situés tout près de la scène de crime, ont découvert peu après un cadavre, celui d'un homme dans sa maison, lui aussi atteint par au moins un tir. La jeune femme transférée en hélicoptère au CHU de Toulouse a succombé à ses blessures. Elle s'appelait Aurélie Pardon et était professeure de français au collège Desaix. L'homme s'appelait Gabriel Fourmigué, il avait 55 ans et était professeur d'éducation physique dans le même établissement. 

Mère de deux très jeunes enfants

"Aurélie Pardon était mère de deux jeunes enfants de 2 et 5 ans. Ils vivaient dans une petite maison de Barbazan-Dessus, pas loin de Tarbes", confie une source proche du dossier à TF1info. Dans cette petite commune de 155 habitants, tout le monde est sous le choc. D'autant que l'auteur présumé des faits serait le compagnon de la jeune femme et père de leurs deux enfants. "On ne sait pas s'ils étaient séparés. Mais vu ce qu'il s'est passé, on peut imaginer que le couple battait de l'aile" commente Michel Pailhas, maire de Pouyastruc à TF1info.

Selon plusieurs sources proches de l'enquête, une rivalité amoureuse serait à l'origine du double meurtre. L'ex-compagnon de l'enseignante, âgé d'une trentaine d'années et considéré comme le principal suspect, serait arrivé à moto pour abattre les deux enseignants du collège Desaix, à Tarbes. "On nous a dit qu'il était ancien gendarme réserviste", précisent deux des sources. 

Laurent Fourcade, maire de Barbazan-Dessus, déclare "ne pas vouloir communiquer sur cette affaire par rapport à la famille". "Il y a beaucoup d'émotion. Nous apportons notre soutien, humainement et sans blabla, comme cela se fait dans le monde rural, voilà" nous dit-il. 

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Gabriel Fourmigué, né en 1967, vivait depuis des années sur la commune de Pouyastruc. "Il vivait seul. Il était divorcé et était père de deux grandes filles âgées d'une vingtaine d'années. Il s'entendait encore très bien avec son épouse et sa belle-mère qui vit toujours sur notre commune d'ailleurs et qu'il a fallu soutenir dans ces moments difficiles", fait savoir Michel Pailhas, maire de Pouyastruc.  

"L'ex-beau-père de la victime avait été maire de Pouyastruc jusqu'en 2008. J'étais dans son équipe municipale. Gabriel, je le connaissais, c'était quelqu'un de très sympathique, très agréable", nous précise un habitant de Pouyastruc.

Avant d'être professeur de sport au collège Desaix, Gabriel Fourmigué avait participé en tant que bobeur aux Jeux Olympiques d'Albertville en 1992 et à ceux de Lillehammer, en Norvège, en 1994. Il avait fini à la 16e place au cours de cette dernière compétition. 

Le tireur toujours recherché

Ce mardi soir, le tireur était toujours recherché. Au collège Desaix, une cellule de soutien psychologique a été mise en place dès mardi pour accueillir les enseignants, élèves et parents d'élèves qui étaient sous le choc. 

Interrogé sur cette affaire, le parquet de Tarbes n'a fait pour l'heure aucune communication. L'enquête, pour double homicide, a été confiée à la brigade de recherche de Tarbes et à la section de recherche de Toulouse, a-t-il ajouté. Au total, une soixantaine de gendarmes sont mobilisés pour "localiser le plus rapidement possible" le suspect, selon une source de gendarmerie.


A.S

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