Jeune femme tuée par balle dans l'Hérault : un ami de la victime reconnait être l’auteur du tir

Publié le 2 janvier 2020 à 11h29
Jeune femme tuée par balle dans l'Hérault : un ami de la victime reconnait être l’auteur du tir

FAIT DIVERS - Quatre individus qui avaient passé le réveillon dans une discothèque de Lattes (Hérault) avec la jeune femme de 22 ans retrouvée morte dans une voiture ont été placées en garde à vue mercredi. L'un d'eux a reconnu être l'auteur du tir fatal mais indique qu'il s'agit d'un "accident".

Elles étaient d'abord trop ivres pour être entendues. Finalement, dans l'après-midi de ce mercredi 1er janvier, les enquêteurs de la police judiciaire ont pu procéder aux interrogatoires des quatre personnes placées en garde à vue le même jour après que le corps sans d'une jeune femme de 22 ans a été retrouvé au volant d'un véhicule. La voiture était stationnée à quelques dizaines de mètres de la discothèque "L'Entrepôt" à Lattes, dans l'Hérault, où la victime, originaire d'Avignon, dans le Vaucluse, et les autres protagonistes avaient passé la nuit pour y célébrer le passage à la nouvelle année. 

"L’une des personnes placée en garde à vue a reconnu être à l’origine du tir mortel. Cette personne a déclaré que son geste était involontaire", indique le procureur de la République de Montpellier Fabrice Belargent ce jeudi. 

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Le magistrat précise que "le mis en cause détenait illégalement un pistolet automatique de marque Glock 9 mm car, selon lui, il se sentait menacé depuis que son cousin avait été abattu dans le cadre d’un règlement de compte à Avignon. Il aurait déjà exhibé l’arme au cours du trajet entre Avignon et la boîte de nuit pour impressionner ses amis".

Autopsie ce jeudi

Selon les déclarations des gardés à vue, la victime, après la soirée, aurait pris place dans la voiture en qualité de conductrice, les autres ayant consommé une quantité importante d'alcool tout au long de la nuit. "En reprenant son arme, le mis en cause qui s'était installé derrière la victime dit qu'il avait oublié que le chargeur était déjà en place. C’est en manipulant celle-ci que le coup serait parti", précise le procureur. Ce geste accidentel allégué par le mis en cause est "confirmé par une autre jeune femme qui se trouvait dans le véhicule". Le magistrat indique que "ces déclarations sont à prendre avec réserves à ce stade".

Les investigations se poursuivent. Les gardes à vue ont été prolongées. L’autopsie du corps de la victime sera, elle, pratiquée ce jeudi. 


La rédaction de TF1info

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