Hydroxychloroquine : Didier Raoult convoqué par la chambre disciplinaire de l'Ordre des médecins

La rédaction de LCI
Publié le 30 octobre 2021 à 22h46, mis à jour le 5 novembre 2021 à 22h59
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Source : JT 20h WE

L'essentiel

DÉONTOLOGIE - La chambre disciplinaire de l'Ordre des médecins de Nouvelle-Aquitaine a convoqué vendredi prochain à Bordeaux Didier Raoult, afin d'examiner les plaintes déposées contre lui concernant notamment sa promotion de l'hydroxychloroquine pour lutter contre le Covid-19.

La promotion de l'hydroxychloroquine semble rattraper le très médiatisé Didier Raoult. Celui-ci a été convoqué à la cour administrative de Bordeaux vendredi 5 novembre par l'Ordre des médecins pour l'examen de plaintes déposées contre l'infectiologue marseillais. 

La chambre disciplinaire, présidée par un magistrat administratif, peut décider de sanctions allant d'un simple avertissement à une radiation. Cependant, le professeur retraité a d'ores et déjà indiqué, par le biais de son avocat, qu'il n'assisterait pas à l'audience, qui a été délocalisée. "Un mémoire pour exposer la position" de Didier Raoult a cependant été envoyé, a précisé Me Brice Grazzini.

Des entorses au code de la déontologie

À l'automne 2020, le conseil départemental de l'Ordre des médecins des Bouches-du-Rhône avait engagé des poursuites contre Didier Raoult, qui dirige l'Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection (IHU) à Marseille. Il lui est notamment reproché plusieurs entorses au code de déontologie liées à la promotion de l'hydroxychloroquine pour lutter contre le Covid-19, malgré l'absence d'effet prouvé.

Le Conseil national de l'Ordre des médécins (Cnom) s'était associé à cette plainte fin décembre. Le professeur avait immédiatement réagi à cette annonce en portant plainte à son tour contre le président du Cnom, Patrick Bouet, pour "harcèlement". Quelques semaines plus tôt, le directeur de l'IHU avait également déposé une plainte contre le vice-président de l'Ordre des médecins des Bouches-du-Rhône, le docteur Guillaume Gorincour, pour "non-confraternité".

Depuis la semaine dernière, cet institut et son directeur sont également accusés d'avoir mené depuis 2017 de supposés "essais cliniques" illégaux contre la tuberculose. Si les faits sont niés par les intéressés, la justice a été saisie et doit évaluer quelles devront être les suites à donner.