Incendie dans une église orthodoxe russe à Paris : l'archiprêtre conteste la piste des cierges laissés allumés

A.S
Publié le 19 avril 2022 à 11h56, mis à jour le 19 avril 2022 à 12h24
Incendie dans une église orthodoxe russe à Paris : l'archiprêtre conteste la piste des cierges laissés allumés

Dimanche, les flammes ont ravagé la paroisse Saint-Séraphin de Sarov dans le 15e arrondissement.
Dans un premier temps, plusieurs sources policières avaient évoqué des bougies restées allumées.
L'archiprêtre dément ce lundi dans un communiqué.

L'intérieur de l'église Saint-Séraphin-de-Sarov "a été entièrement détruit par le feu". Un incendie s'est déclaré dans l'après-midi, ravageant l'édifice en bois situé 91, rue Lecourbe dans le 15e arrondissement. Immédiatement, le parquet de Paris avait ouvert une enquête de flagrance du chef de "destruction involontaire du bien d'autrui par incendie". Les investigations avaient alors été confiées au commissariat de l'arrondissement. 

Très rapidement, la piste accidentelle avait été privilégiée par les enquêteurs. Plusieurs sources policières avaient fait savoir que des bougies, restées allumées alors que les fidèles étaient partis goûter, étaient certainement à l'origine du drame. Mais ce lundi, dans un communiqué, l’archiprêtre Nicolas Crnokrak conteste formellement cette dernière information : "Nous démentons cette assertion : l’église, comme la plupart des lieux de culte orthodoxes, est remplie de tapis et de divers tissus qui font partie des ornements liturgiques ; en revanche, l’église n’est pas ouverte en-dehors des offices, et seuls les membres de la paroisse chargés de l’entretien y ont accès".

"Les cierges sont allumés quelques minutes avant le début d’un office, or le feu s’est déclaré vers 16 heures, environ deux heures avant l’office prévu", poursuit-il. "Il est donc impossible que des cierges aient pu être laissés allumés et sans surveillance dans l’église : l’utilisation de cierges pour éclairer l’espace liturgique est aussi vieille que l’Église, et les responsables de la paroisse savent très bien quels risques en découlent, et quelles précautions prendre."

Une installation électrique à l'origine du drame ?

Selon l’archiprêtre Nicolas Crnokrak, "aucun des membres de la paroisse présents au moment où l’incendie a été détecté n’a déclaré à la police avoir allumé de cierge." Il assure que "si un cierge a été allumé, ce qui paraît très peu probable d’après les témoignages des personnes présentes, cela ne peut en aucun cas avoir été autorisé par la paroisse." 

"Nous tenons à affirmer que la paroisse respecte toutes les normes de sécurité", conclut le communiqué. 

Lire aussi

Joint par TF1info ce lundi matin, un membre de la paroisse nous indique qu'à ce stade de l'enquête, "la piste accidentelle reste très privilégiée". Il précise que l'origine du sinistre pourrait se trouver non pas dans des bougies, mais dans une installation électrique de l'église. Les investigations se poursuivent.


A.S

Tout
TF1 Info