VIDÉO - Incendie géant près de Rouen : le feu circonscrit, les opérations se poursuivent

S.M avec AFP
Publié le 17 janvier 2023 à 8h07

Source : TF1 Info

Un incendie s'est déclaré lundi sur le site de Bolloré Logistics, près de Rouen, abritant 8.000 batteries au lithium, avant de se propager dans un entrepôt voisin contenant "70.000 pneus".
À 23 h 30, l'incendie était "circonscrit" sur les deux sites, selon la préfecture.
Le site n'est pas classé Seveso, et l'incendie n'a pas causé de pollution dangereuse.

La situation est enfin maîtrisée. L'impressionnant incendie, marqué par un épais panache de fumée et des explosions, qui s'est déclaré lundi après-midi dans une usine de batteries, à Grand-Couronne, à 15 kilomètres au sud du Rouen, était "circonscrit" à 23 h 30, selon la préfecture. Ce site, loué par Bolloré Logistics, qui n'est pas classé Seveso, a été évacué en fin d'après-midi. Aucune victime ni blessé n'est à déplorer, et aucune pollution dangereuse n'a été générée. 137 pompiers et 60 véhicules ont été mobilisés.

L'incendie, qui s'est déclaré vers 16 h 30 chez Bolloré Logistics, abritant quelque 8 000 batteries au lithium, a ensuite gagné un entrepôt voisin du groupe Districash contenant "environ 70.000 pneus". "A 23 h 30, l'incendie était circonscrit sur les deux cellules"de 6000 m² carrés chacune, a assuré le préfet de Seine-Maritime Pierre-André Durand dans un communiqué publié cette nuit. "Les opérations vont se poursuivre jusqu'à complète extinction des foyers résiduels", a-t-il encore indiqué. "Aucune restriction de circulation des personnes n'est mise en place et toutes les activités pourront avoir lieu ce mardi de façon habituelle", a-t-il ajouté. 

Pas de risque de pollution, selon la préfecture

Les premiers riverains sont à un peu plus de 500 mètres du site incendié, selon le préfet, qui a prévenu la population de "vents qui pourraient tourner durant la nuit, avec une possibilité que la rive gauche de Rouen soit impactée par une odeur de brûlé, mais toujours sans risque, pas d'évacuation, pas de confinement". Cependant, la commune d'Orival, à quelques kilomètres au sud, a demandé sur Facebook à ses habitants de "rester confinés, fermer les fenêtres et ne sortir sous aucun prétexte". Des informations peu rassurantes pour les habitants, encore marqués par l'incendie du site classé Seveso Lubrizol, trois ans plus tôt, dont les fumées s'étaient révélées toxiques. 

Le préfet a toutefois assuré que le SDIS avait réalisé des mesures de la qualité de l'air qui ne font apparaître "aucun besoin de protection des populations : l’extinction du foyer prendra plusieurs heures, mais sous le panache de fumée, il n'y a pas de danger, et pas d'inquiétude sur une pollution de la Seine". Selon Pierre-André Durand, "le seul risque chimique provient de la combustion du lithium qui peut dégager de l'acide fluorhydrique, uniquement dans le cœur du foyer", mais cette substance n'est "pas présente à l'extérieur du site". 

Le colonel Remy Weclawiak, directeur départemental adjoint du SDIS76, a expliqué que "les fumées sont parties très haut dans le ciel, il y a une bonne dispersion et les relevés à proximité du site et un peu à l'extérieur n'ont pas permis de trouver de monoxyde de carbone, d'acide chlorhydrique ou cyanhydrique, les taux sont à zéro". Il n'a pas pu donner de chiffre quant à l'étendue du panache qui s'étend en direction du sud est. Quant au groupe Bolloré, il a indiqué à l'AFP avoir "mis en place une cellule de crise en lien avec la préfecture", précisant qu’il n’avait "pas d’information sur les causes de l’incendie" à ce stade, ni sur l’ampleur des dégâts.


S.M avec AFP

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