Sécheresse : 2022, une année historique

Incendies dans l'Hérault : élu local, pompier volontaire... le profil déroutant du suspect passé aux aveux

LC.
Publié le 28 juillet 2022 à 18h01, mis à jour le 29 juillet 2022 à 10h47
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Interpellé dans la nuit de mardi à mercredi 27 juillet, le pyromane a avoué en garde à vue avoir allumé des feux depuis trois ans dans le département de l'Hérault.
Pompier volontaire et sapeur-forestier, il était également élu à la mairie de Saint-Jean-de-la-Blaquière.

Soupçonné d'avoir allumé plusieurs feux dans le département de l'Hérault, l'incendiaire présumé a finalement avoué les faits en garde à vue. Arrêté dans la nuit de mardi à mercredi avant d'être mis en examen et placé en détention provisoire ce vendredi, il a reconnu être l'auteur de plusieurs incendies allumés ces trois dernières années entre Saint-Privat et Saint-Jean-de-la-Blaquière, où il réside. Le parquet précise toutefois que les faits reprochés n'ont, pour l'heure, rien à voir avec les récents feux de Gignac et Aumelas, aujourd'hui fixés.

Pompier volontaire et sapeur-forestier

Selon le procureur de la République de Montpellier, l'homme opérait au hasard dans les espaces naturels, "en se servant d'un briquet" pour consumer la végétation. Sapeur-pompier volontaire, il a admis avoir agi pour "s'extraire d'un cadre familial oppressant" en participant lui-même aux interventions qu'il avait provoquées. Selon ses termes, le passage à l'acte lui procurait "de l'adrénaline" et permettait d'assouvir "un besoin de reconnaissance sociale".

Pompier volontaire, le suspect était également élu municipal de la commune de Saint Jean de la Blaquière (Hérault) et sapeur-forestier, dont le rôle consiste principalement à entretenir les espaces forestiers du département. Membre de la caserne locale, il connaissait particulièrement bien la forêt et était l'un des premiers mobilisés lors d'un départ de feu.

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Le mis en cause sera présenté au parquet ce jeudi, avant l'ouverture d'une information judiciaire pour le délit de "destruction de forêt dans des conditions de nature à exposer les personnes à un dommage corporel". Ces faits sont susceptibles d’être punis de 15 ans de prison et de 150.000 euros d’amende. De son côté, le SDIS de l'Hérault a annoncé dès son placement en garde à vue qu'il le suspendait à titre conservatoire de ses fonctions de pompier volontaire.


LC.

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