Lundi, un homme a poignardé une secrétaire médicale et une infirmière au CHU de Reims (Marne).
Cette dernière, âgée de 37 ans, n'a pas survécu à ses blessures.
Depuis, une pluie d'hommages est rendue à cette soignante qui était aussi mère de famille.

Plus qu'un hôpital, c'est toute une profession qui est aujourd'hui endeuillée. Tôt ce mardi 23 mai, au lendemain de l'agression au couteau d'une secrétaire médicale âgée de 56 ans et d'une infirmière âgée de 37 ans au CHU de Reims, le ministre de la Santé, François Braun, a annoncé que la plus jeune des deux victimes avait succombé dans la nuit à ses blessures. 

L'auteur présumé des faits, un homme âgé de 59 ans souffrant de troubles sévères et faisant l’objet depuis plusieurs années d’une mesure de curatelle renforcée, se trouvait toujours en garde à vue en milieu de journée. Dans le même temps, devant les lieux du drame, une pluie d'hommage était rendu à la victime décédée. La rédaction de TF1-LCI revient sur le parcours de cette femme prénommée Carène Thibaut épouse Mezino.

Infirmière diplômée d'État et mère de famille

Carène Mezino était mariée et mère de deux jeunes enfants. Originaire de Champlat-et-Boujacourt, commune de moins de 200 habitants dans la Marne, la jeune femme née en juillet 1985 était la fille d'un couple d'agriculteurs. Son frère et sa mère demeurent toujours dans ce village.

La jeune femme, elle, vivait aujourd'hui avec sa famille à Ville-en-Tardenois, à une vingtaine de kilomètres de Reims. Infirmière diplômée d'État, elle travaillait depuis une dizaine d'années au Centre hospitalier Universitaire de Reims. Elle officiait dans un premier temps au service d’hémodialyse puis a rejoint l’unité de médecine et santé au travail des personnels hospitaliers, où elle a été mortellement agressée lundi.

Une femme "toujours souriante"

L'annonce de son agression puis de son décès a suscité de vives émotions. "Elle s'appelait Carène, elle était la joie de vivre", a posté sur Facebook un ami de la jeune femme domicilié à Champlat-et-Boujacourt. 

"On est dépité. C’était une enfant du village, toujours souriante. Elle venait régulièrement voir sa maman qui est à la retraite dans le village. Je l’ai croisé il y a encore deux trois jours, elle m’a fait un signe de loin avec un grand sourire. On n'aurait jamais pu imaginer ça, pas comme ça", a déclaré le maire de Champlat-et-Boujacourt à nos confrères de France 3 Grand Est, annonçant dans le même temps son intention d'organiser un hommage à la jeune femme dans son village.

"Beaucoup de souvenirs entre Provins et Reims : ta gentillesse, ton sourire. Le personnel avec qui tu as travaillé à Provins est bien triste ce matin", écrit Dimitri Baczkiewcz, l'un de ses anciens collègues sur Facebook.

Ce mardi, les drapeaux français ont été mis en berne devant l'entrée du CHU de Reims. À 13h30, une minute de silence a été observée. Une autre minute de silence doit être respectée demain midi dans tous les hôpitaux de France


A.S

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