Deux jeunes hommes ont été interpellés, et un autre a été convoqué par la police judiciaire après les émeutes qui ont suivi la mort de Nahel.
Ils sont soupçonnés d'avoir participé au saccage et au pillage de deux commerces.
L'un d'eux a reconnu s'en être pris aux forces de l'ordre à l'aide d'un mortier d'artifice.

Ils ont été confondus par les images de vidéosurveillance. Deux jeunes hommes ont été interpellés le 5 juillet et un autre a été convoqué devant la police judiciaire de Besançon (Doubs) le 19 juillet. Ils sont soupçonnés d'avoir pris part aux violences urbaines qui ont fait suite à la mort du jeune Nahel, 17 ans, tué par un policier le 27 juin dernier à Nanterre lors d'un refus d'obtempérer, a appris TF1info. 

Le 29 juin au soir, Besançon, comme de nombreuses autres villes sur le territoire national, est en proie à des troubles. Dans le quartier Planoise, des jeunes gens masqués s'en prennent aux forces de l'ordre et leur jettent des projectiles. Vers 22h, la vitrine d'une banque Crédit Mutuel est brisée. Plusieurs opportunistes s'introduisent dans l'établissement bancaire avant de le saccager à l'aide de battes et de l'incendier. Ce soir-là, deux autres commerces, un bureau de tabac et une épicerie, sont également pillés et dégradés. 

Trahis par leurs tenues vestimentaires

Les enquêteurs de la police judiciaire et de la Sureté départementale, saisies dès le lendemain des faits, prélèvent des traces et relèvent des indices sur place. Les images de la vidéosurveillance de la ville révèlent la présence de six jeunes à visage découvert quelques minutes avant les pillages. Ils sont ensuite vus à nouveau sur les lieux des faits avec des cagoules mais portant les mêmes vêtements. 

Deux d'entre eux sont identifiés comme "ayant eu un rôle actif dans l'accomplissement des faits". Ils sont interpellés le 5 juillet. Un troisième est convoqué à la police judiciaire le mercredi 19 juillet ; il a été reconnu dans le groupe de six émeutiers que montrent les images de vidéosurveillance. Placé en garde à vue, il reconnaît lors de son audition avoir fugué du foyer dans lequel il vit pour aller à Besançon et "manifester à la suite du décès de Nahel". Il affirme avoir tiré un mortier d'artifice "par amusement" avant d'avouer avoir récupéré des cigarettes et des feuilles de tabac provenant du bureau de tabac pillé ainsi qu'une canette de l'épicerie saccagée. Toutefois, il nie avoir participé aux dégradations et pillages des commerces. À l'issue de sa garde à vue, il a été remis à son éducatrice et convoqué devant le juge des enfants du tribunal judiciaire de Besançon. L'audience se tiendra le 29 septembre prochain.


S.B.

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