Isère : un homme de 25 ans soupçonné d'au moins dix viols et agressions sexuelles écroué

La rédaction de TF1info
Publié le 4 mars 2022 à 18h53
Voiture de police (illustration).

Voiture de police (illustration).

Source : Bertrand GUAY / AFP

Le mis en cause se faisait appeler "Glenn".
Il aurait sévi de 2019 à 2021 dans la ville de Grenoble et ses environs.
Il aurait profité des victimes alors qu'elles étaient endormies, alcoolisées ou sous l'effet de stupéfiants.

C'est au début du mois de janvier qu'un avocat grenoblois, Me Arnaud Lévy Soussan, a informé les policiers locaux que quatre jeunes femmes indiquant avoir été victimes de viols et agressions sexuelles l’avaient contacté et souhaitaient déposer plainte. Après que celles-ci ont été entendues, le parquet de Grenoble ouvrait immédiatement une enquête pour ces faits. 

"Les investigations ont révélé qu'au moins 10 femmes ont été victimes de viols et/ou d’agressions sexuelles, par cet individu qui se faisait appeler Glenn. Elles étaient âgées de 18 à 25 ans au moment des faits, commis principalement entre 2019 et 2021, à Grenoble et dans les environs", indique ce vendredi le procureur de la République de Grenoble dans un communiqué. 

Le magistrat précise que ces viols ou agressions avaient  "souvent été commis à l’occasion ou après des soirées privées" et que "le mis en cause s’attaquait à des jeunes femmes dont l’état de vigilance était relâché, parce qu’endormies, parfois alcoolisées ou sous l’empire de produits stupéfiants consommés volontairement". Il précise qu'il "n'est pas question dans cette affaire, à ce stade, de GHB consommé à l’insu des victimes."

Les victimes invitées à contacter la police

Les investigations conduites par la Brigade de la Famille ont permis d’entendre, outre les victimes, de nombreux témoins, avant d'interpeller le suspect et de le placer en garde à vue en début de semaine.

 À l’issue de cette mesure, "Glenn" a été déféré devant un juge et mis en examen pour viols et agressions sexuelles. Il a été placé jeudi soir, 3 mars, en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention. 

Les investigations se poursuivent maintenant dans le cadre d’une information judiciaire. Si de nouvelles victimes devaient se révéler, elles sont invitées à contacter les services de police de Grenoble.

"Il convient d’indiquer que le mis en examen nie les faits et de rappeler qu’il reste présumé innocent jusqu’à sa condamnation définitive par une juridiction", insiste Eric Vaillant, procureur de la République de Grenoble.

 


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