Isère : une commune interdit aux mineurs de sortir après 22h

S.A. avec AFP
Publié le 4 août 2022 à 18h15
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

Les mineurs d'un quartier de la commune de Charvieu-Chavagneux (Isère) ne pourront plus se promener la nuit sans être accompagnés.
La raison : ils sont soupçonnés par la mairie de dégrader les différents espaces publics.
Ce couvre-feu mis en place par arrêté municipal est instauré jusqu'au 30 septembre prochain.

Couvre-feu pour les moins de 18 ans d'une commune iséroise. Depuis le 30 juillet, et ce, jusqu'au 30 septembre, les mineurs d'un quartier de la commune de Charvieu-Chavagneux, non accompagnés d'un parent, ne pourront plus se promener la nuit. Une mesure révélée par Le Dauphiné Libéré. Cet arrêté municipal fait suite à des "dégradations de la clôture" d'une école, des dégradations et des tags aux abords et sur "un centre social du quartier populaire des Acacias", un quartier où se produisent  des "attroupements intempestifs de plusieurs dizaines d'individus mineurs, créant de nouveaux troubles à l'ordre public",  détaille la mairie.

"Nous devions intervenir"

Entre 22h et 6h du matin, si un mineur est dans la rue en train de se promener dans les quartiers des Acacias et de la Plaine, la police pourra donc intervenir. "Je donne un outil aux forces de l'ordre" de la police nationale ou de la gendarmerie, explique le maire Gérard Dézempte, en poste depuis 1983, ancien LR, puis un temps coordinateur régional de Reconquête!, le parti fondé par Éric Zemmour. "Ces troubles sont le fait d'une trentaine de gamins du quartier, avec d'autres venant de l'extérieur", affirme l'élu. "Mercredi matin encore, le grillage" clôturant l'école a "été dégradé, ce qui nous a obligé à le changer pour la 4e fois depuis le 22 juillet", s'agace-t-il. 

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Mais l'arrêté ne passe pas auprès de l'opposition municipale. Pour son leader, Mamadou Dissa, cet arrêté "vise à masquer les manques de la municipalité en matière de politique de la jeunesse, politique sociale et prévention de la délinquance". "Bien entendu, nous ne cautionnons pas ces incivilités, mais le travail de fond n'est pas fait. C'est un buzz", a-t-il dénoncé auprès de l'AFP. 


S.A. avec AFP

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