"Elle a prémédité son geste" : une infirmière condamnée à 21 ans de prison pour avoir poignardé à mort son compagnon

par T.G.
Publié le 2 février 2024 à 16h36

Source : Sujet TF1 Info

La cour d'assises de Seine-Maritime a condamné ce vendredi Lucille Candela-Cointe à 21 ans de réclusion, assortis d'une peine de sûreté de 10 ans.
En 2021, elle avait poignardé son compagnon.
L'accusée était passée aux aveux lors de sa garde à vue.

"Un quart de siècle en détention". C'est ainsi que Me Ghislain Fay a qualifié la peine dont a écopé ce vendredi Lucile Candela-Cointe devant les assises de Seine-Maritime. Son crime ? Avoir poignardé à mort son compagnon après une relation sexuelle.

Les faits remontent au 17 juin 2021. Ce soir-là, des policiers de la brigade anticriminalité ont trouvé dans un appartement du Havre la jeune femme couverte de sang au téléphone avec les pompiers, déclarant avoir poignardé son ami. À l'entrée de la chambre, un jeune homme nu était allongé sur le dos dans une mare de sang, une plaie de trois centimètres à la base du cou, le corps froid. Dans l'escalier, des bougies chauffe-plat étaient disposées sur chacune des 17 marches. Des cordelettes ont été retrouvées autour du lit et une dague, cadeau de la victime, ensanglantée sur le matelas.

"On ne tue pas par amour"

Lucile Candela-Cointe avait reconnu en 2021 lors de sa garde à vue avoir poignardé son compagnon âgé de 25 ans, alors qu'elle était assise sur lui après une relation sexuelle, dans un contexte sadomasochiste. L'accusée avait dit lors de sa garde à vue avoir découvert le jour des faits, dans l'après-midi, une conversation entre une autre femme et son compagnon sur son ordinateur. La cour d'assises a retenu la préméditation et condamné la coupable à 21 ans de réclusion, assortis d'une peine de sûreté de 10 ans.

"Ma cliente ne souhaite pas qu'il y ait appel, non par peur d'une aggravation de la sanction mais pour ne pas avoir à revivre cette audience angoissante et douloureuse", a précisé Me Fay après le verdict. Pour Me Isabelle Missoty, avocate des parties civiles, il s'agit d'une "peine adaptée à la gravité des faits, les parties civiles ont le souhait que l'accusée respecte son engagement de ne pas faire appel pour ne pas revivre cette audience".

La veille, l'avocate générale Marine Joyaut de Couesnongle avait requis une peine de 30 années de réclusion criminelle. Elle avait justifié ce quantum en déclarant qu'on ne "tue pas par amour, méfions-nous de ce terme de crime passionnel, l'accusée a voulu posséder Paul Le Quellec qui lui échappait, elle a donné la mort et a prémédité son geste". L'avocate avait décrit ce qu'elle considère être "un amour chaotique, meurtrier, pathologique, une extrême jalousie de l'accusée", dont on ne sait "pas vraiment qui elle est".


T.G.

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