"Heureux que mon innocence soit reconnue" : soupçonné de favoritisme, l'ex-ministre Olivier Dussopt blanchi

Publié le 17 janvier 2024 à 16h28

Source : Sujet TF1 Info

Olivier Dussopt a été blanchi par la justice mercredi.
L'ex-ministre du Travail était jugé pour des soupçons de favoritisme.
Dans un communiqué, il s'est dit "heureux que son innocence soit reconnue".

Olivier Dussopt blanchi par la justice. L'ex-ministre du Travail Olivier Dussopt, jugé pour des soupçons de favoritisme, a été relaxé ce mercredi. Une décision qui intervient une semaine tout juste après son départ du gouvernement, où il aura siégé durant six ans.

L'ancien ministre était soupçonné de favoritisme dans l'attribution du marché public de l'eau en 2009 lorsqu'il était maire d'Annonay (Ardèche). Selon le tribunal correctionnel de Paris, Olivier Dussopt n'a fourni "aucune information privilégiée" au groupe de fourniture et de traitement de l'eau Saur (Société d'aménagement urbain et rural) lors d'un appel d'offres dans sa commune. Olivier Brousse, ex-directeur général de la Saur qui était poursuivi pour complicité de favoritisme, a également été relaxé. La Saur, poursuivie pour recel de favoritisme, a, elle aussi, été blanchie.

"Aucune infraction commise"

Dans une déclaration transmise à l'AFP, Olivier Dussopt s'est dit "heureux que son innocence soit reconnue et que justice lui ait été rendue", estimant que le tribunal "après une motivation très détaillée et précise" a considéré "qu’aucune infraction n'a été commise". Souffrant et alité, selon son avocat Georges Holleaux, Olivier Dussopt n'était pas présent à l'audience. "La justice lui a rendu son honneur, il est très heureux", a dit Me Holleaux à l'issue de l'audience.

Si la décision du tribunal constitue un soulagement pour l'ancien ministre, elle s'avère être un coup dur pour le Parquet national financier (PNF). C'est en effet lui qui avait lancé les poursuites contre l'ancien ministre et requis à son encontre dix mois de prison avec sursis ainsi que 15.000 euros d'amende.

Le tribunal a d'ailleurs rejeté les accusations du PNF qui soupçonnait l'ancien ministre d'avoir fait modifier les critères d'évaluation de cet appel d'offres - portant sur un marché de 5,6 millions d'euros - en diminuant l'importance accordée au prix afin de favoriser la Saur, détentrice d'une délégation de service public pour gérer l'eau de la commune depuis 1994, mais plus chère que les entreprises concurrentes. Les critères d'évaluation de l'appel d'offres étaient "conformes au code des marchés publics", a tranché le tribunal. Le PNF avait dénoncé de graves "manquements" au "devoir d'exemplarité" des élus, dans l'espoir d'un "gain politique". Mais le tribunal a refusé de le suivre sur ce terrain.


Thomas GUIEN

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