Soupçons d'emploi fictif : un an de prison avec sursis requis contre Jean-Christophe Lagarde

I.N avec AFP
Publié le 3 octobre 2022 à 22h03
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Source : Sujet TF1 Info

Un an de prison avec sursis a été requis ce lundi contre Jean-Christophe Lagarde.
L'ancien député de Seine-Saint-Denis est soupçonné d'avoir offert un emploi parlementaire fictif à sa belle-mère au début des années 2010.

Jean-Christophe Lagarde dans le viseur de la justice. Une peine d'un an d'emprisonnement avec sursis a été requise ce lundi contre le patron de l'UDI et ancien député de Seine-Saint-Denis, soupçonné d'avoir octroyé un emploi fictif d'assistante parlementaire à sa belle-mère entre mai 2009 et août 2010.

Jugé pour "détournement de fonds publics", Jean-Christophe Lagarde avait alors recruté la mère de son épouse, Monique Escolier-Lavail, et lui avait versé plus de 39.000 euros de salaire en échange de son aide pour écrire un livre sur les PME, qui n'est jamais paru. Voulant sanctionner des "faits insupportables pour le corps social", l'accusation a également appelé à prononcer à son encontre une privation des droits civiques de cinq ans.

Aucune "trace matérielle" de travail

Une peine de six mois de prison avec sursis a aussi été requise contre sa belle-mère de 69 ans, dont le travail n'a laissé aucune "trace matérielle", et dont le procureur a critiqué les "réponses incohérentes et floues". À la barre, Jean-Christophe Lagarde a justifié d'avoir fait appel à sa belle-mère, ancienne patronne de PME, par son souhait de "découvrir des choses qu'on ne lit pas dans les livres". Récusant tout emploi fictif, sa belle-mère a peiné à détailler le contenu exact de sa mission au service de son gendre, évoquant la "lecture de journaux" et quelques "conversations informelles" avec des patrons de petites entreprises.

L'enquête avait été ouverte par le Parquet national financier en octobre 2017 après la plainte de Hacène Chibane, conseiller d'opposition EELV à Drancy (Seine-Saint-Denis), qui s'interrogeait initialement sur l'emploi d'assistante parlementaire de l'épouse de Jean-Christophe Lagarde, Aude Lavail-Lagarde, entre 2002 et 2014. À l'issue de l'enquête qui s'est penchée sur 18 contrats d'assistants parlementaires conclus par l'ancien député, seul avait été retenu le cas de la belle-mère de l'ex-édile.

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Depuis une loi de septembre 2017 votée après l'affaire des époux Fillon, le recrutement d'assistants parlementaires au sein du cercle familial proche est désormais interdit.


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