La veuve de Samy Amimour, kamikaze du Bataclan, a été rapatriée en France

La rédaction de TF1info
Publié le 14 septembre 2022 à 11h58
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Source : JT 20h Semaine

Kahina El H., veuve de Samy Amimour, l'un des trois terroristes du Bataclan le 13 novembre 2015, a été rapatriée en France au mois de juillet.
Cette femme qui serait née en janvier 1997, était partie en Syrie en octobre 2014, deux mois avant les attentats de janvier 2015.

Elle est arrivée sur le territoire quelques jours à peine après la fin du procès des attentats du 13-Novembre. Kahina El H., veuve de Samy Amimour, l'un des trois assaillants du Bataclan en novembre 2015, fait partie des 16 femmes rapatriées de Syrie en France en juillet dernier. Toutes ces femmes avaient été mises en examen à Paris en juillet et placées en détention provisoire, a appris l'AFP de sources proches du dossier, ce mercredi 14 septembre, confirmant une information de RMC.

Kahina El H., qui serait née en janvier 1997, était partie en Syrie en octobre 2014, deux mois avant les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher et un an avant ceux du 13 novembre 2015. Selon l'ordonnance finale de mars 2020 renvoyant devant la cour d'assises spéciale les protagonistes de ces attentats, elle a très rapidement épousé Samy Amimour une fois parvenue en Syrie.

"La France avait donc sous la main depuis des années une femme qui aurait mérité probablement d’être dans le box à V13, a minima d’y être entendue. Décevant", a réagi sur Twitter Arthur Dénouveaux, président de l'association Life for Paris, qui rassemble des victimes du Bataclan.

"Venir en France pour égorger les mécréants"

En décembre 2014, Kahina El H. envoyait une vidéo à la sœur de Samy Amimour dans laquelle elle "menaçait de venir en France pour égorger les mécréants", selon l'ordonnance. Plus tard, elle apparaissait sur une photo avec une kalachnikov.

Au courant de l'année 2015, elle avait aussi menacé de mort une de ses anciennes amies qui avait cessé de porter le voile.

Toujours d'après cette ordonnance, Kahina El H. avait envoyé un mail à une connaissance trois jours après les attentats de novembre 2015 pour l'informer que son mari était Samy Amimour. Elle écrivait l'avoir encouragé à cette action et se disait fière de lui.

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35 mineurs et 16 mères rapatriés en juillet

Début juillet, la France a fait revenir 35 mineurs et 16 mères, premier rapatriement massif depuis la chute en 2019 du "califat" du groupe État islamique (EI), alors que jusqu'ici, la France privilégiait "le cas par cas" et avait seulement rapatrié des enfants.

Parmi les femmes rapatriées, âgées de 22 à 39 ans, figurait Emilie König, l'une des djihadistes françaises les plus connues, placée par l'ONU sur sa liste noire des combattants les plus dangereux.

Avant ce rapatriement, 120 femmes et près de 290 enfants français étaient détenus dans les camps syriens contrôlés par les Kurdes, avait indiqué en juillet à l'AFP Laurent Nuñez, l'ancien coordonnateur français du renseignement et de la lutte contre le terrorisme.

Cette information sur l'identifié d'une des femmes rapatriées intervient le jour où la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) doit rendre un arrêt très attendu sur le rapatriement de familles de djihadistes français. La CEDH a été saisie par deux couples de Français qui avaient demandé en vain aux autorités françaises le retour de leurs filles, deux jeunes femmes compagnes de djihadistes, et de leurs trois enfants.


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