Meurtre d'Alexia : Jonathann Daval condamné

"Il se sentait écrasé" : l'avocat de Jonathann Daval provoque la colère de Marlène Schiappa et de nombreux internautes

Justine Faure
Publié le 31 janvier 2018 à 6h34
"Il se sentait écrasé" : l'avocat de Jonathann Daval provoque la colère de Marlène Schiappa et de nombreux internautes

Source : Bertrand GUAY / AFP

INDIGNATION - En parlant d'un acte "accidentel" et d'un homme "écrasé" par sa compagne, l'avocat de Jonathann Daval a provoqué la colère des internautes. La secrétaire d'Etat Marlène Schiappa a également réagi et estimé que son allocution devant les journalistes était un exemple de "victim-blaming", qui revient à tenir la victime pour responsable des faits qu'elle a subis.

Peu de temps après les aveux de Jonathann Daval, ses avocats se sont présentés devant la presse pour de premières réactions. Devant les journalistes, maître Randall Schwerdorffer s'est lancé dans une plaidoirie avant l'heure, utilisant des arguments qui ont fait bondir jusqu'au gouvernement, puisque la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a réagi sur Twitter. Selon elle, les propos de l'avocat sont un exemple de "victim-blaming", laissant penser qu'Alexia Daval est responsable du meurtre qu'elle a subi. 

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En effet lors de son allocution, Me Randall Schwerdorffer a déclaré : "Ils avaient une relation de couple avec de très fortes tensions. Alexia avait une personnalité écrasante, il se sentait rabaissé, écrasé. A un moment, il y a eu des mots de trop, une crise de trop, qu'il n'a pas su gérer." Ou encore : "Il va être jugé pour 3, 4 secondes de sa vie, ce n’est pas un mauvais homme, c’est un mec formidable. Quelques secondes dans sa vie, il a eu un accès de violence et cet accès de violence a eu une conclusion dramatique." Des propos choquants, et qui ont choqué.

L'ancienne ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a elle aussi regretté que "dans les affaires de violences faites aux femmes et de viol, il y a toujours un moment où la victime, dominatrice ou aguicheuse, devient la cause du crime qu'elle a subi."

Rappelons qu'en 2016, 123 femmes ont été tués par leur conjoint ou ex-conjoint officiels (conjoint-e, concubin-e, pacsé-e) ou non-officiels (amant-e, petit-e-ami-e, relations épisodiques…). Des chiffres du ministère de l'Intérieur qui étaient en augmentation de 9% par rapport à 2015.


Justine Faure

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