Laachraoui, un des kamikazes de l'aéroport de Bruxelles, y aurait travaillé pendant 5 ans

Le service METRONEWS
Publié le 20 avril 2016 à 22h43
Laachraoui, un des kamikazes de l'aéroport de Bruxelles, y aurait travaillé pendant 5 ans
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ATTENTATS - Najim Laachraoui, l'un des deux djihadistes qui se sont fait sauter à l'aéroport de Bruxelles le 22 mars, y a travaillé comme intérimaire jusqu'à fin 2012, quelques mois avant son départ pour la Syrie, affirme la télévision flamande VTM.

Il connaissait bien les lieux. D'après la télévision flamande VTM mercredi, Najim Laachraoui, l'un des deux djihadistes qui se sont fait sauter à l'aéroport de Bruxelles le 22 mars, y a travaillé comme intérimaire jusqu'à fin 2012, quelques mois avant son départ pour la Syrie.

Selon la chaîne privée, le jeune homme, qui a commis avec un autre kamikaze, Ibrahim el-Bakraoui, un attentat-suicide dans le hall d'entrée de l'aéroport, "a travaillé jusqu'à fin 2012 à Brussels Airport", après cinq années comme "intérimaire" d'une société active à l'aéroport. Il était déjà apparu que Najim Laachraoui avait effectué deux jobs d'été au Parlement européen à Bruxelles, en 2009 et 2010, "pour une entreprise de nettoyage", selon le PE.

Une salle de prière clandestine dans les sous-sol de l'aéroport ?

Najim Laachraoui, 24 ans, diplômé en électronique, est considéré comme l'artificier des attaques contre l'aéroport et le métro de Bruxelles (32 morts) et les attentats de Paris de novembre dernier (130 morts). Des traces de son ADN ont notamment été retrouvées sur du matériel explosif dans la salle de concerts parisienne du Bataclan et au Stade de France. Selon le parquet fédéral belge, il avait gagné en février 2013 la Syrie, où il a rejoint les rangs de l'organisation Etat islamique (EI), qui a revendiqué ces deux attentats. Sa trace était réapparue le 9 septembre 2015 : il avait été contrôlé dans une voiture à la frontière austro-hongroise, sous la fausse identité de Soufiane Kayal, avec notamment Salah Abdeslam, suspect-clé des attentats de Paris.

La chaîne VTM affirme par ailleurs qu'une salle de prière clandestine avait été découverte peu avant les attaques du 22 mars "dans les caves" de l'aéroport, où "du personnel radicalisé se retrouvait pour se réunir et prier secrètement". Elle avait été fermée par l'exploitant. Une liste "d'au moins 50 employés" jugés radicalisés et disposant d'un badge d'accès à l'aéroport a entretemps été établie, selon VTM.

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