Le corps découvert dans le Gard est bien celui du jeune Antoine Zoia, disparu en 2016

Amandine Rebourg
Publié le 2 octobre 2018 à 17h02
Le corps découvert dans le Gard est bien celui du jeune Antoine Zoia, disparu en 2016

ADN - Le corps retrouvé, ce week-end, dans un secteur reculé de la commune de Clarensac est bien celui du jeune Antoine Zoia , disparu en mars 2016, dans cette petite ville tranquille du Gard. Le procureur de la République a donné les résultats d'analyses qui indiquent qu'il s'agit bien du lycéen. L'autopsie du corps a exclu "tout acte d'agression à l'encontre du corps retrouvé".

Deux ans... Durant deux ans, la famille ainsi que les villageois et le comité de soutien étaient dans l'attente de nouvelles du jeune Antoine Zoia, disparu en mars 2016, à Clarensac, dans le Gard. Deux ans plus tard, le mystère est enfin levé : le corps retrouvé dans le massif forestier de la commune par des chasseurs, ce week-end, est bien le sien. Ce week-end, les parents du jeune homme ont formellement identifié les objets découverts près du corps comme étant des objets appartenant à leur fils, ne laissant ainsi guère de place au doute. 

Si les résultats ADN n'ont pas encore été communiqués, pour l'heure, l'analyse d'empreinte dentaire a permis son identification formelle. "Nous pouvons affirmer que le corps découvert est celui d'Antoine Zoia", a indiqué le procureur de Nîmes, Eric Maurel, lors d'une conférence de presse, tenue ce mardi. L'autopsie du corps a exclu "tout acte d'agression à l'encontre du corps retrouvé", a précisé le procureur. 

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Cet élève sans histoire de 1ère S du lycée Albert Camus de Nîmes était parti le 1er mars 2016, en début d'après-midi, du domicile familial de Clarensac, sans ses papiers ni son portable en lançant à son père et son frère "je reviens !". Il s'était ensuite rendu dans un bureau de tabac de la petite commune gardoise, pour acheter un briquet. Vers 19h45, ne le voyant pas revenir, les parents du jeune homme, inquiets avaient alerté les gendarmes. 

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La brigade de Calvisson s'était alors rendue sur place. Les alentours de Clarensac, une zone de garrigue assez accidentée mais connue des randonneurs, avait alors été  ratissés par les enquêteurs aidés de chiens spécialisés et de nombreux volontaires. En vain. Le jeune homme n'était nulle part. A l'époque, "aucune piste probante" n'avait été trouvée, indiquait la procureure de la République de Nîmes, d'autant que le jeune homme n'était "pas un adolescent en crise". 

Un appel à témoins avait alors été relayé dans le département, puis la France Entière. Une ligne avait même été ouverte, pour toute personne susceptible de donner des informations. Cette disparition énigmatique est intervenue un an quasiment jour pour jour après celle du jeune Lucas Tronche, disparu lui aussi, dans le Gard. Puis la piste Nordhal Lelandais avait un temps été évoquée avant d'être abandonnée. 


Amandine Rebourg

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