Affaire Bouthier : le PDG d'Assu 200 suspecté de "traite d'êtres humains"

Mis en examen pour "viols sur mineurs", le patron d'Assu 2000, Jacques Bouthier, démissionne

Benoit Leroy avec AFP
Publié le 24 mai 2022 à 9h45, mis à jour le 24 mai 2022 à 23h37
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Agé 75 ans, le grand patron a été mis en examen et incarcéré samedi.
Jacques Bouthier est suspecté par la justice d'avoir violé plusieurs jeunes filles, parfois mineurs, de manière répétée.
Cinq autres personnes ont été mises en examen.

Coup de tonnerre dans le monde de l'assurance. Samedi 21 mai, le PDG du groupe d'assurance Assu 2000 a été mis en examen et placé en détention provisoire avec cinq autres personnes dans une enquête ouverte pour "traite des êtres humains" et "viols sur mineure", notamment, a appris l'AFP de sources judiciaires et proches du dossier, une information confirmée par le service police/justice de TF1/LCI. 

Au lendemain de cette affaire, Jacques Bouthier a ainsi démissionné de ses fonctions au sein du groupe. "Le groupe Vilavi prend acte de l'annonce de la démission de Jacques Bouthier de son mandat de Président, et de toutes ses activités et responsabilités au sein de l'entreprise", a-t-il indiqué, précisant que la conduite opérationnelle et commerciale du groupe est pour l'instant "assurée par l’équipe en place".

Un ancien gendarme du GIGN aurait été approché pour enlever la lanceuse d'alerte

Selon les premiers éléments, l'enquête préliminaire aurait été ouverte mi-mars. Les six suspects mis en examen l'ont été "dans le cadre d'une information judiciaire ouverte samedi, (...) des chefs de traite des êtres humains à l'égard de mineur et tentative, viols sur mineure de plus de 15 ans, recours à la prostitution d'un mineur" et "agressions sexuelles sur mineure de moins de 15 ans", précise cette source judiciaire.

Les individus poursuivis par la justice parisienne sont également soupçonnés d'"association de malfaiteurs en vue de commettre le crime d'enlèvement et séquestration en bande organisée et détention d'images pédopornographiques", indique une source proche du dossier. Les six personnes ont été "mises en examen le même jour et placées en détention provisoire", a-t-elle précisé. Selon nos informations, l'homme serait âgé de 75 ans.

D'après une source proche du dossier, citée par la radio, une femme de 22 ans se serait présentée aux policiers parisiens en mars. Elle leur aurait expliqué que, durant cinq ans, elle a été "captive" d’un homme richissime qui la violait. Devenant, selon ses dires, "trop âgée pour lui", la jeune femme aurait été forcée de trouver une "remplaçante" pour prendre sa suite. Une adolescente de 14 ans a alors pris sa place dans l'appartement. La plaignante est parvenue à les filmer ensemble dans un lit, avant de confier la vidéo aux enquêteurs.

Par la suite, le PDG inquiété par la justice est soupçonné d'avoir voulu mettre au point une opération visant à enlever la jeune femme, afin de lui voler la vidéo et la forcer à quitter la France, selon nos confrères. L'homme aurait, pour cela, sollicité sa femme, deux employés de sa compagnie, une jeune femme proche de la plaignante, ainsi qu’un ancien gendarme membre du GIGN. L'ensemble de ces personnes ont été mises en examen, ce samedi, avant d'être incarcérées.

Plusieurs autres jeunes femmes, mineures ou jeunes majeures, se seraient succédé dans l'appartement. L'enquête a été confiée à la Brigade de protection des mineurs de la PJ parisienne.


Benoit Leroy avec AFP

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