Seine-Saint-Denis : des policiers frappent un homme au sol, l'IGPN saisie

Inès El laboudy avec AFP
Publié le 31 mai 2017 à 5h43
Seine-Saint-Denis : des policiers frappent un homme au sol, l'IGPN saisie

ENQUÊTE - La police des polices (IGPN) a été saisie après la diffusion d’une vidéo montrant des policiers frappant un homme à terre aux Lilas, en Seine-Saint-Denis.

Les images, largement diffusées sur les réseaux sociaux, ont choqué. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie après la diffusion d'une vidéo montrant des policiers frappant un homme à terre aux Lilas (Seine-Saint-Denis) dans la nuit de vendredi à samedi, a-t-on appris mardi auprès de la préfecture de police confirmant une information de L'Obs.

A la vue d'une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrant un policier frappant à la tête - à coups de pied - un homme à terre alors qu'un autre policier reste à côté de lui sans intervenir, et après enquête auprès de la hiérarchie des fonctionnaires, la préfecture de police en a référé au parquet de Bobigny qui a saisi l'IGPN, a expliqué à l'AFP la porte-parole de la préfecture de police Johanna Primevert.

"Je me suis vu mourir"

"Il s'agit d'une équipe de nuit du commissariat des Lilas", a confirmé une source policière. "La victime n'a pas encore été identifiée", selon cette même source. Un père de famille de 40 ans se présentant comme la victime a expliqué à L'Obs avoir été frappé lors d'un contrôle d'identité alors qu'il ne cherchait pas à s'y soustraire, ni à se rebeller. Il précise qu'il venait de commander "un kebab et vapotait sur le trottoir". "Je n'ai pas voulu fuir ou m'échapper, dans la mesure où j'avais bien ma pièce d'identité sur moi. Je suis français, il n'y avait aucune raison de s'enfuir, de résister ou de les provoquer [...]. Je n'ai rien compris et je me suis vu mourir", relate l'homme dans les colonnes de l'hebdomadaire.

Il explique avoir également été placé en garde à vue dans le commissariat du XXe arrondissement de Paris après avoir été examiné à l'hôpital suite à une intervention des pompiers. L'homme ajoute qu'à sa sortie de garde à vue de douze heures, il a "découvert dans ses affaires une amende pour ivresse sur la voie publique". Ce dernier précise qu'il a pris contact avec un avocat dans le but de porter plainte "dans les prochains jours". 


Inès El laboudy avec AFP

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