Le ministère de l'Intérieur a recensé 2265 plaintes et signalement pour des violences envers des élus en 2022.
La ministre des Collectivités va créer dans les prochains jours une "cellule d'analyse et de lutte" contre ces atteintes.
Elle souhaite également renforcer les sanctions envers ceux qui s'en prennent à des élus.

Plus de 2000 plaintes et signalements. Les faits de violence physique ou verbale (menaces, insultes, outrages) contre les élus ont augmenté de 32% en 2022, selon des chiffres du ministère de l'Intérieur dévoilés ce mercredi par la ministre des Collectivités Dominique Faure. 

Au total, 2265 plaintes et signalements ont été recensés, selon les chiffres issus des remontées effectuées par le ministère de l'Intérieur auprès des services préfectoraux. Parmi ces signalements, 160 concernaient uniquement des violences physiques, un chiffre en légère baisse par rapport à l'année précédente. 

Une "cellule de lutte" créée dans les prochains jours

En réaction à ces chiffres, la ministre des Collectivités a annoncé dans un entretien à Paris Match créer dans les prochains jours "une cellule d'analyse et de lutte spécifiquement dédiée à la lutte contre les atteintes aux élus". 

Installée au ministère de l'Intérieur, cette cellule "sera chargée de recenser ces phénomènes, d'analyser chaque fait, pour les prévenir et y répondre en complète coordination avec les préfectures, la police, la gendarmerie et les parquets", a-t-elle précisé. Elle a aussi indiqué vouloir "renforcer les sanctions pour ceux qui portent atteintes aux élus", de façon à ce que les peines encourues soient similaires à celles prévues pour atteinte aux policiers, aux gendarmes ou aux pompiers. 

L'association des maires de France (AMF) avait de son côté annoncé en février dernier une progression de 15% en 2022 des outrages, menaces et violences physiques à l'encontre des maires et conseillers municipaux.

Une loi promulguée le 24 janvier dernier permet aux associations d'élus, mais aussi à l'Assemblée nationale, au Sénat, au Parlement européen et aux collectivités territoriales de se constituer partie civile, un droit réservé auparavant aux seules associations départementales de maires.

Le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, avait de son côté publié en 2020 une circulaire pour mieux défendre les maires victimes d'"outrages", réclamant une "réponse pénale systématique et rapide".


E.R. avec AFP

Tout
TF1 Info