Deux immeubles s'effondrent au centre-ville de Lille

Lille : pourquoi les immeubles se sont-ils effondrés ?

F.R. | Reportage TF1 Charles Diwo et Serge Joux
Publié le 12 novembre 2022 à 22h43
JT Perso

Source : JT 20h WE

Le double effondrement à Lille ce samedi pose plusieurs question : celle de la fragilité de ces bâtiments, mais aussi de la sécurisation de la zone.
On peut notamment se demander pourquoi la rue très commerçante n'a pas été fermée une fois les immeubles évacués.

Un mur de brique qui menace de céder et une paroi totalement gondolée. Quelques heures avant l'effondrement de deux immeubles à Lille, des photos, postées sur les réseaux sociaux, montrent l'état de dégradation de l'un des bâtiments. À 9h15 ce samedi 12 novembre, deux immeubles se sont effondrés en plein centre-ville, rue Pierre Mauroy.  "Le 44 [de la rue] a entraîné le 42", a annoncé la maire de Lille Martine Aubry. Le mur porteur entre les deux immeubles semble en effet avoir céder. 

Les photos de l'immeuble du 44, rue Pierre Mauroy, montrent une façade en mauvais état. De quoi expliquer l'effondrement ? Pour Patrick Coulombel, co-fondateur de la fondation "Architectes de l'urgence", c'est une possibilité. "On a clairement un problème d'entretien sur le bâtiment. On a des traces de défauts d'entretien, et notamment des problèmes relatifs d'infiltration, plus de la fissuration qui apparaît sur la façade", explique-t-il au micro du 20H de TF1. 

Une devanture infiltrée d'eau, une corniche fissurée... L'immeuble faisait pourtant l'objet de travaux de ravalement. Une enquête, ouverte par le parquet de Lille pour "mise en danger la vie d'autrui" doit notamment déterminer si le chantier avait fragilisé l'édifice.

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L'immeuble évacué dans la nuit

Reste la question de la sécurisation de la rue. L'immeuble avait été évacué dans la nuit de vendredi à samedi, après l'alerte d'un des habitants, qui avait remarqué que "l'immeuble avait bougé", en rentrant de soirée. Une dizaine de personnes avaient donc quitté leur logement quelques heures avant l'effondrement et un arrêté municipal de péril avait été pris.

Mais les immeubles alentours ne l'ont été que samedi matin "par précaution", et le périmètre a été sécurisé par de nombreux policiers. "Généralement, on évacue les populations, de manière à sécuriser éventuellement les immeubles aux alentours et on met un périmètre de sécurité en périphérie du bâtiment", souligne Patrick Coulombel.

Ce samedi soir, le bilan s'élève à un blessé léger et une personne portée disparue. "Les opérations de recherche et de déblai (...) seront de longue durée", a prévenu en fin de journée le capitaine des pompiers Sébastien Pagnacco, précisant avoir demandé le renfort d'un bras de déconstruction.


F.R. | Reportage TF1 Charles Diwo et Serge Joux

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