Loir-et-Cher : une femme avoue avoir tué sa voisine à cause d'aboiements de chien

Léa Prati avec AFP
Publié le 19 juillet 2022 à 22h27
JT Perso

Source : Sept à huit life

Une personne âgée de 80 ans a été retrouvée morte dans son salon à Soings-en-Sologne (Loir-et-Cher).
Elle avait reçu deux balles, une sur le flanc gauche et une sur le droit.
Sa voisine a avoué l'avoir assassinée à cause des aboiements répétitifs de son chien.

Une femme de 80 ans a été retrouvé morte dans son salon, ce dimanche 17 juillet, à Soings-en-Sologne (Loir-et-Cher). Elle a été tuée par sa voisine âgée 51 ans, qui a avoué lui avoir tiré dessus en raison des aboiements du chien de cette dernière. Elle a été mise en examen pour assassinat, a indiqué mardi le procureur de Blois.

La voisine est sortie de chez elle entre 21h30 et 22h00 armée d’un des quatre fusils de chasse qu’elle détenait chez elle, avec deux cartouches. "Elle se présentait au portail de voisins en hurlant qu’elle allait 'la buter'", affirme le communiqué. Désarmée par ses voisins dans un premier temps, elle est ensuite retournée chez elle en redisant "qu’il fallait que 'quelqu’un la bute'"

Quelques instants plus tard, deux coups de feu étaient entendus. "La dame avait pris chez elle un nouveau fusil, était entrée chez sa voisine en escaladant un grillage puis lui avait tiré dessus à deux reprises", poursuit le communiqué.

Réclusion criminelle à perpétuité

La femme de 51 ans, habitante de la commune et inconnue de la justice, a avoué être l'auteure des coups de feu. La mise en cause a expliqué aux enquêteurs avoir "de fréquentes et régulières altercations verbales avec sa voisine, la victime, au sujet d’aboiements de chiens". 

Les pompiers ont constaté le décès d'une femme de 80 ans quelques minutes après les faits, touchée par des tirs d'arme à feu et retrouvée "étendue à proximité immédiate de son canapé", selon un communiqué du procureur de la République de Blois, Frédéric Chevallier. L’autopsie a confirmé "que les coups de feu tirés l’un sur le flanc droit et l’autre sur le flanc gauche de la victime étaient à l’origine de la mort".

Elle a été mise en examen, ce mardi 19 juillet, pour "homicide volontaire avec préméditation" et placée en détention provisoire. Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité. La brigade de recherches de Romorantin-Lanthenay a été chargée de l'enquête.


Léa Prati avec AFP

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