Un adolescent jugé en janvier pour six alertes à la bombe et menaces d'attentat

Publié le 8 novembre 2023 à 11h07, mis à jour le 8 novembre 2023 à 17h47

Source : TF1 Info

Un mineur de 16 ans a été interpellé lundi à son domicile de Fleury-les-Aubrais (Loiret).
Il a reconnu être l'auteur de six fausses alertes à bombe et menaces d'attentats commis entre juin et septembre dans le département et dans les Hauts-de-Seine avec des propos faisant l'apologie du terrorisme.
Il sera jugé le 17 janvier prochain pour ces faits.

Il a sévi entre juin et septembre 2023 et avait choisi pour cible des établissements scolaires de l’agglomération orléanaise et des Hauts-de-Seine. Lundi dernier, un mineur âgé de 16 ans a été interpellé par la police à son domicile de Fleury-les-Aubrais (Loiret). Ce dernier a été identifié par les enquêteurs comme étant l'auteur de plusieurs messages contenant des alertes à la bombe ou menaçant de commettre un attentat et diffusant des propos susceptibles de caractériser le délit d’apologie du terrorisme.

Face aux policiers, l'adolescent a reconnu être l’auteur de six faits contre cinq établissements scolaires de l’agglomération orléanaise (les lycées Benjamin Franklin, Charles Péguy, Saint-Paul Bourdon Blanc, le collège Condorcet, et l'école

Louis Aragon) et contre le lycée Théodore Monod à Anthony (Hauts-de-Seine).

Le jeune garçon a été déféré au parquet d'Orléans le 7 novembre 2023. "Il sera jugé le 17 janvier 2024 des chefs de"divulgation de fausse information dans le but de faire croire à la commission d’une destruction, dégradation ou détérioration dangereuse pour les personnes et d’apologie d’un acte de terrorisme" annonce la procureure de la République Emmanuelle Bochenek-Puren. 

La responsabilité civile des parents pourrait être engagée

La magistrate informe que le mis en cause "a été identifié malgré l’utilisation de procédés visant à garantir son impunité". "Les investigations techniques et réquisitions ont permis aux enquêteurs de la direction territoriale de la police judiciaire d’Orléans de lever l’anonymat qu’il croyait avoir préservé via l’utilisation de différents réseaux de télécommunications", précise-t-elle. 

Ses représentants légaux sont convoqués à l’audience. "Leur responsabilité civile est susceptible d’être engagée pour payer les dommages et intérêts causés par l’infraction si le mineur est déclaré coupable par le tribunal pour enfants d’Orléans", rappelle la procureure. 

Entre 400 et 500 alertes depuis le 4 septembre

Depuis la rentrée de septembre, entre 400 et 500 alertes à la bombe et menaces d'attentats ont visé des établissements scolaires français. 

Alors que professionnels de l'Éducation, autorité et forces de l'ordre espéraient une baisse après les vacances de la Toussaient, les alertes ont repris de plus belle lundi dernier dans les établissements scolaires. Ce matin encore, plusieurs d'entre eux ont été visés notamment le collège Saint-Pierre-en-Faucigny en Haute-Savoie qui a été évacué comme six lycées dans la métropole de Grenoble. 

De lourdes peines

Dans un communiqué ce jour, le préfet de l’Isère Louis Laugier et le procureur de la République de Grenoble Eric Vaillant rappellent que tous les appels à la bombe font l’objet d’enquêtes systématiques de la part des services de police et de gendarmerie. Les auteurs, majeurs ou mineurs, de ces appels malveillants feront l’objet de poursuites pénales systématiques pour le délit de fausse alerte.

"Ces personnes, en cours d’identification, encourent deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende. Ces sanctions pénales ne sont pas exclusives des sanctions administratives que pourront prononcer les gestionnaires des établissements concernés", rappellent-ils. 


Aurélie SARROT

Tout
TF1 Info