Loups et rapaces empoisonnés en Savoie : aucune interpellation, l'enquête classée sans suite

A.S
Publié le 1 juin 2022 à 18h46
JT Perso

Source : JT 20h WE

Le parquet d'Albertville annonce ce mercredi que l'enquête ouverte au printemps 2021 suite à la découverte de deux loups et de deux rapaces retrouvés empoisonnés dans les Alpes a été classée sans suite.
Aucune personne n'a été mise en cause dans ce dossier.

C'est au cours du printemps 2021 que les animaux avaient été retrouvés morts. Les corps de ces deux loups avaient été découverts les 25 et 28 mars ans la vallée de la Maurienne en Savoie. Le 20 avril, un gypaète barbu et son poussin appartenant à l'espèce de grands rapaces, étaient retrouvés morts dans leur nid à Val-Cenis.

Un peu plus d'un an après les faits, Anne Gaches, procureure de la République d'Albertville, annonce dans un communiqué que l'enquête ouverte au printemps 2021 suite à la découverte de deux loups et de deux rapaces retrouvés empoisonnés dans les Alpes a été classée sans suite. 

Tous empoisonnés

Les cadavres des quatre animaux avaient été très rapidement autopsiés pour connaître les causes de leur mort. Les analyses toxicologiques avaient révélé que ces animaux avaient succombé à un empoisonnement par "de l'aldicarbe et du carbofuran, des substances actives appartenant aux phytosanitaires insecticides auparavant délivrés aux professionnels mais interdits depuis 2008". 

Une enquête avait été diligentée par le parquet d'Albertville pour destruction non autorisée d'espèce animale protégée. Les recherches menées par la suite sur les lieux avaient permis la découverte de "nombreux animaux morts, renards, grand corbeau, fouine mais également bovin et chiens", dont plus d'une dizaine intoxiquée au carbofuran, "parfois à de très fortes doses". 

"Ces éléments démontraient que des dépôts d'appâts empoisonnés étaient régulièrement pratiqués", précise la procureure. De nombreuses personnes ont été entendues dans le cadre de l'enquête et des surveillances de nuit et des pièges photographiques ont été mis en place.

Des moyens importants mais pas d'interpellation

Un renard au comportement anormal a été découvert en février 2022 à Bramans dans le même secteur, et des analyses ont permis d'établir qu'il avait absorbé lui aussi du carbofuran, ainsi que du brodifacum, un raticide. 

Une opération a été conduite le 24 mai 2022 pour rechercher les produits mis en cause dans des bâtiments d'exploitation, ainsi que des perquisitions. 

Malgré les "importants moyens" mobilisés pendant plus d'un an par la police de l'environnement et la gendarmerie nationale, "aucun auteur n'a pu être identifié, la procédure va donc être classée sans suite", conclut la procureure.


A.S

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