Le 11 novembre 2016, le jeune Marin avait été lynché pour avoir voulu s'interposer face à une bande de jeune, molestant un couple à Lyon.
Deux ans après les faits, l'auteur de l'agression avait été condamné à sept années de prison.
Ce dernier portera un bracelet électronique.

Un nouveau chapitre dans le terrible lynchage de Marin, jeune homme roué de coups en novembre 2016, à la gare de Lyon Part-Dieu. Selon nos confrères du Parisien, confirmant une information de la presse locale, l'agresseur du jeune homme a été libéré au début du mois d'octobre.

Condamné, en 2018, à sept ans et demi de prison, le détenu a bénéficié d'une remise de peine de l'ordre de 18 mois. Il avait été incarcération en détention provisoire avant son jugement. Une libération dont s'est félicitée la défense du jeune homme. "C'est parfaitement logique. Il a fait largement sa peine en restant six années pleines", a estimé auprès de France 3 Rhône-Alpes, Me Anne Guillemaut. Selon cette dernière, l'auteur de l'agression a été libéré à la condition de porter un bracelet électronique. La décision judiciaire serait, par ailleurs, liée à l'obtention d'un travail en intérim, selon les informations divulguées dans la presse par son ancienne avocate. 

Les proches de Marin se refusent à tout commentaire

Contactée à plusieurs reprises, la famille de Marin n'a pas souhaité faire de commentaires. En tout cas, dans une réponse à 20 Minutes, les proches du jeune homme ont expliqué ne pas vouloir réagir par crainte de faire des déclarations "d'une certaine violence". Lors d'une précédente demande de libération présentée par l'auteur de l'agression - et refusée par la justice finalement - la mère du jeune homme s'était insurgée contre une telle sortie de prison. "Une libération légèrement anticipée, je peux comprendre, à la moitié de la peine, c'est impossible vu la gravité de ce qu'il a fait", avait-elle déclaré, en 2020, rappelle Le Parisien.

Le 11 novembre 2016, Marin avait voulu s'interposer entre un couple alors que celui-ci était pris à partie par une bande de jeunes. Il avait alors été roué de coups et laissé pour mort. Transporté d'urgence à l'hôpital, le jeune homme alors âgé de 20 ans était resté trois semaines dans le coma. Depuis, il est atteint de diverses séquelles physiques et psychologiques. 

En janvier 2019, Emmanuel Macron lui avait décerné la légion d'honneur pour "services exceptionnels nettement caractérisés".


Benoit Leroy

Tout
TF1 Info