Malgré sa mise en examen pour violences volontaires sur 32 femmes, le gynécologue Emile Daraï continuera à consulter

Publié le 29 novembre 2022 à 16h32
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

Emile Daraï a été mis en examen la semaine dernière pour violences volontaires par personne chargée d'une mission de service public à l'égard de 32 femmes, plaignantes.
Elles l’accusent d’avoir pratiqué des examens vaginaux et rectaux de manière brutale.
Malgré cette mise en examen, le gynécologue peut continuer ses consultations publiques à l'hôpital.

C'est une nouvelle difficile pour celles qui accusent le médecin. Mercredi dernier, Émie Daraï, gynécologue parisien renommé, a été mis en examen pour "violences volontaires par personne chargée d'une mission de service public à l'égard de 32 plaignantes" qui l’accusent d’avoir pratiqué des examens vaginaux et rectaux de manière brutale et sans demander leur consentement. Ce spécialiste de l'endométriose, exerçant à l'hôpital Tenon, a également été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de contact avec les victimes et de tenir des consultations privées de gynécologie. 

Mais moins d'une semaine après cette mise en examen, France Info révèle que cet ancien chef du service de gynécologique-obstétrique et de médecine de la reproduction à l'hôpital Tenon y continue ses consultations publiques. "L'AP-HP et Sorbonne Université appliqueront strictement les conditions du contrôle judiciaire" du gynécologue Emile Daraï "décidé par le juge d'instruction, seul à connaître de l'ensemble des éléments du dossier d'instruction", a indiqué à nos confrères l'AP-HP. Le spécialiste, sexagénaire, ne peut, par contre, plus assurer ses consultations privées.

Enquête ouverte en septembre 2021

Le parquet de Paris avait ouvert le 28 septembre 2021, à la suite d'une première plainte, une enquête préliminaire pour viol par personne ayant autorité sur mineur de plus de 15 ans, élargie par la suite à viol en réunion.

Le 3 janvier, une information judiciaire avait été finalement ouverte pour violences par personne chargée d'une mission de service public, signe de la difficulté à qualifier des faits qui associent un acte de pénétration et un accord présumé entre médecin et patiente.

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Au mois de mai, face à la polémique, le Pr Daraï avait renoncé à intervenir lors d'un congrès de gynécologues, où le collectif féministe Stop aux violences obstétricales et gynécologiques (StopVOG) - à l'origine de la révélation en septembre 2021 des plaintes pour viols visant le praticien - appelait à manifester contre sa présence.

Interrogé par l'AFP, StopVOG s'est dit la semaine dernière "ravi" de la mise en examen de l'obstétricien. "Mais depuis un an, nous demandons aux instances de santé la suspension du Pr Daraï afin de garantir la sécurité des patientes. À présent, il est suspendu pour ses consultations privées de gynécologie mais ce n'est pas suffisant, car il peut toujours intervenir dans le public", a estimé la fondatrice et porte-parole du collectif, Sonia Bisch.


La rédaction de TF1info

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