Moselle : prison ferme pour l'homme qui s'est filmé en train de mutiler son chat

V. F
Publié le 4 novembre 2022 à 23h46, mis à jour le 5 novembre 2022 à 1h02

Source : JT 20h Semaine

Le tribunal correctionnel de Sarreguemines a condamné ce vendredi un homme de 20 ans à 10 mois de prison, dont six mois avec sursis.
Il a été reconnu d'avoir tué son chat.
Mercredi, le jeune homme avait posté plusieurs vidéos sur Snapchat, le montrant en train de le dépecer.

Une heure de délibéré et le tribunal correctionnel de Sarreguemines (Moselle) a tranché. L'homme, âgé de 20 ans, qui s'est filmé en train de torturer son chat, a été condamné ce vendredi à 10 mois de prison, dont six avec sursis. Le tribunal a assorti la peine d'un sursis probatoire renforcé de deux ans, d'une interdiction à vie de détenir un animal, et d'obligations de se soigner et de travailler. À l'audience en comparution immédiate, le parquet avait requis une peine de prison de trois ans, dont un an avec sursis probatoire renforcé.

Une peine trop légère

Mercredi 2 novembre, le jeune homme avait posté plusieurs vidéos sur le réseau social Snapchat, le montrant en train de dépecer l'animal. Dans plusieurs messages, il expliquait avoir tué son chat en lui tirant une balle de plomb dans la tête. "Toutes les parties civiles ont été assez déçues par la peine prononcée, assez légère, compte tenu de la gravité des faits", a réagi auprès de l'AFP Me Laure Vayssade, avocate de l'association Stéphane Lamart de "défense des droits des animaux". "On ne tue pas un animal parce qu'il a déféqué à côté de sa litière, surtout quand c'est un animal qu'on a depuis deux jours et qui a besoin d'un temps d'adaptation", a-t-elle complété.

"On est inquiets, on se pose des questions sur le danger potentiel que pose cette personne, pour les animaux, mais pas uniquement", a réagi de son côté Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot. La SPA, les Fondation 30 Millions d'Amis et Assistance aux animaux s'étaient également portées parties civiles.

Entre 2016 et 2021, le nombre d'atteintes aux animaux domestiques a augmenté de 30%, avec 12.000 faits constatés (mauvais traitements, sévices graves et actes de cruauté notamment), avait annoncé fin octobre le ministère de l'Intérieur. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, en avait profité pour annoncer la création d'une division d'enquêteurs, composée de 15 policiers et gendarmes spécialisés, chargée "spécifiquement de la maltraitance animale".


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