Le pass vaccinal, plus qu'un mauvais souvenir ?

Député agressé à Saint-Pierre-et-Miquelon : trois personnes interpellées

La rédaction de LCI
Publié le 22 janvier 2022 à 10h35
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

ARRESTATION - Deux hommes et une femme ont été mis en examen jeudi. Ils sont soupçonnés d'avoir participé à l'agression du député LREM Stéphane Claireaux, à Saint-Pierre-et-Miquelon lors d'une manifestation "antipass", il y a quinze jours.

Soupçonnés d'avoir agressé le 9 janvier dernier le député LREM Stéphane Claireaux, devant son domicile à Saint-Pierre-et-Miquelon, lors d'une manifestation contre le pass sanitaire, deux hommes et une femme ont été interpellées ce jeudi et mises en examen le lendemain, a annoncé ce samedi la gendarmerie nationale. 

L'un des deux hommes interpellés a été identifié comme étant celui qui avait arraché le masque de l'élu. L'autre homme et la femme l'ont été comme auteurs des jets de goémon. Tous les trois se sont vus ainsi notifier ce vendredi une mise en examen assortie d'un contrôle judiciaire, comportant notamment l'interdiction d'entrer en contact avec le député, ou de participer à une manifestation.

Une trentaine de témoins auditionnés

Dans le cadre d'une enquête en flagrance, et à la demande de la procureure de la République de Saint-Pierre-et-Miquelon, les enquêteurs de la brigade des recherches de l'archipel ont procédé à l'exploitation d'une "dizaine de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ainsi qu'à l'audition d'une trentaine de témoins identifiés", a expliqué la gendarmerie, qui poursuit ses investigations pour identifier d'autres auteurs. 

Le 9 janvier dernier, le député attendait les manifestants devant son domicile "pour discuter avec eux", quand plusieurs personnes lui ont lancé du goémon (ensemble d'algues) et divers projectiles. "Cela ressemblait à une lapidation", avait estimé l'élu assurant avoir "évité à 5 centimètres près un galet passé près de sa figure". La ministre de la Mer Annick Girardin avait alors dénoncé "une attaque" et le député, lui, avait déposé plainte

Des faits récurrents. Pour rappel, depuis juillet 2021, 534 faits similaires, qualifiés de "menaces graves" contre les élus - et principalement liés à la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement - ont été recensés et plus de 400 plaintes déposées, selon le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.


La rédaction de LCI

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