Le responsable du groupe d'ultradroite les Zouaves incarcéré

La rédaction de LCI
Publié le 21 janvier 2022 à 13h58
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Source : DENIS CHARLET / AFP

JUSTICE - Marc de Cacqueray-Valmenier, responsable du groupuscule d'ultradroite les Zouaves, a été incarcéré jeudi soir, a appris vendredi l'AFP auprès du parquet de Bobigny. Il a été arrêté à la suite de la violation de son contrôle judiciaire après avoir participé samedi à un rassemblement en marge des manifestations contre le pass vaccinal.

Fini de jouer. Le responsable du groupuscule d'ultradroite les Zouaves, Marc de Cacqueray-Valmenier, a été incarcéré jeudi soir, a appris vendredi l'AFP auprès du parquet de Bobigny. Selon une source judiciaire à LCI, il séjourne désormais à la prison de la Santé, à Paris.

Le militant de 23 ans a été interpellé à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) à la suite de la violation de son contrôle judiciaire. Il avait participé samedi, à Paris, à un rassemblement en marge des manifestations contre le pass vaccinal, ce qui lui était défendu. Selon cette même source judiciaire à LCI, il s'agit d'une arrestation sur mandat d’amener du juge d’instruction qui a, conformément aux réquisitions du parquet, saisi le juge des libertés et de la détention.

Agression de journalistes et possible salut nazi lors de ce rassemblement

"À l'intérieur de ces gentils manifestants, il y avait des (membres) des Zouaves, et notamment la personne qui est le responsable des Zouaves qui avait fait le coup de poing lors du meeting de M. Zemmour", a déclaré jeudi le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, sur franceinfo. "On le voit avec un mégaphone pour évoquer les slogans", a ajouté le ministre.

Lors de cette même manifestation organisée par le mouvement des Patriotes de Florian Philippot, deux journalistes reporter d'images (JRI) de l'Agence France-Presse et leurs deux gardes de sécurité avaient été violemment pris à partie par un groupe d'une cinquantaine de personnes, identifiées comme d'extrême droite. L'AFP a déposé plainte pour "violences volontaires en réunion", "menaces de mort" et "entrave à la liberté d'expression".

Gérald Darmanin avait de son côté demandé dès dimanche à la préfecture de police de Paris de faire un signalement à la justice après la diffusion d'une photo polémique prise pendant le défilé. "Clapping" ou "salut nazi" ? Sur ce cliché, on peut voir un groupe de militants avec les bras tendus, levés vers le ciel, pouvant suggérer le salut nazi.

Sur le plan politique, il a déploré "une sorte de complaisance vis-à-vis de l'extrême droite", estimant qu'il n'y avait "manifestement plus que le président de la République et le gouvernement pour dénoncer les petits pas de la bête immonde".

Un groupuscule violent qui défend "le concept de supériorité des 'blancs'"

Soupçonné d'être impliqué dans les violences qui ont visé des militants de SOS Racisme lors de la réunion électorale d'Eric Zemmour à Villepinte (Seine-Saint-Denis) le mois dernier, le dirigeant présumé du groupe, Marc de Cacqueray-Valmenier, a été mis en examen pour violences volontaires mi-décembre. Cette mesure lui interdisait de participer à ces rassemblements.

Le 5 décembre, en plein discours du candidat d'extrême droite à la présidentielle, plusieurs militants de SOS Racisme qui avaient exhibé des T-shirts "Non au racisme" avaient été victimes de coups de poings et de jets de chaises par des soutiens de l'orateur. À la suite de cet événement, le groupuscule avait été dissout le 5 janvier en Conseil des ministres.

Avant cette action, les ZVP avaient participé à la manifestation du 1er décembre 2018 des Gilets jaunes, la plus violente et marquée par le saccage de l'Arc de Triomphe. 

Les Zouaves, adeptes d'actions-éclair à l'image des "hooligans", défendent "le concept de supériorité des 'blancs'". Le groupe est né du rassemblement d'anciens du Groupe union défense (GUD), du Bastion social et de Génération identitaire, tous deux dissous.


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