Une enquête a été ouverte pour agression sexuelle dans le cadre du service national universel (SNU).
Une adolescente a dénoncé les faits qu'aurait commis un encadrant lors d'un séjour SNU dans la Marne.
Des accusations de harcèlement sexuel dans le cadre du SNU avaient déjà été rapportées dans les Hauts-de-Seine.

Une enquête pour agression sexuelle a été ouverte à la suite de la plainte d'une adolescente, dénonçant des faits qu'aurait commis un encadrant dans le cadre du service national universel (SNU), a-t-on appris dimanche 30 avril auprès du parquet de Châlons-en-Champagne (Marne). 

L'enquête préliminaire, ouverte pour "agression sexuelle aggravée" à l'encontre de cette jeune fille née en 2007, a été confiée au commissariat de Châlons-en-Champagne, a précisé la procureure Ombeline Mahuzier, confirmant une information de l'hebdomadaire Marianne.

"Les faits auraient été commis par un encadrant qui n'a pas d'antécédents judiciaires connus, dans le cadre d'un SNU effectué dans un lycée sur le secteur de Châlons", a ajouté Mme Mahuzier. La magistrate n'a "pas connaissance d'autres signalements le concernant".

Harcèlement sexuel, racisme et humiliations

Grand projet d'Emmanuel Macron, lancé en 2019 avec l'objectif de le rendre à terme obligatoire, le SNU propose aux adolescents de 15 à 17 ans de participer à un "séjour de cohésion" gratuit, comprenant des activités sportives, culturelles et intellectuelles, puis à une mission d'intérêt général de 84 heures.

Controversé, le SNU ne concerne pour l'instant que des jeunes volontaires - 32.000 en 2022. Le président a expliqué le 23 avril souhaiter sa "montée en charge progressive", mais "sans le rendre obligatoire dans tout le pays du jour au lendemain".

Mi-avril, la secrétaire d'État chargée de la jeunesse, Sarah El Haïry, avait saisi le procureur de la République après des accusations de harcèlement sexuel, de racisme et d'humiliations lors de séjours du SNU, dans les Hauts-de-Seine, en juin et juillet 2022. Selon un document révélé par l'hebdomadaire Politis, les faits auraient été commis par un commandant, et un lieutenant-colonel à l'encontre de tuteurs et de volontaires.

Dans une réaction transmise à l'AFP, la secrétaire d'État indique que "les comportements inadmissibles d'un individu ne peuvent discréditer l'engagement des 9000 autres encadrants professionnels et formés pour accompagner les jeunes dans leur SNU". Elle souligne que "chaque encadrant fait l'objet d'un contrôle d'honorabilité" et que "les circuits de remontée d'informations ont été précisés afin d'apporter aux victimes toute l'aide et le soutien nécessaire rapidement".


Marius BOCQUET avec AFP

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