Mère de famille tuée à Béziers : son mari reconnaît l'étranglement et les coups de couteau

Publié le 19 mai 2022 à 11h48
Mère de famille tuée à Béziers : son mari reconnaît l'étranglement et les coups de couteau

Une femme âgée de 37 ans a été retrouvée morte lundi en fin de matinée à son domicile de Béziers.
Son ex-mari, interpellé depuis, avait appelé les gendarmes pour reconnaitre qu'il avait commis des violences à son encontre.
À l'issue de sa garde à vue, il a été mis en examen pour meurtre et placé en détention provisoire.

Il avait lui-même appelé les forces de l'ordre, lundi 16 mai en fin de matinée, pour indiquer qu'il avait commis des violences à l'encontre de sa compagne avant de prendre la fuite. La victime avait été retrouvée à son domicile de Béziers (Hérault) et présentait plusieurs plaies au thorax infligées avec une arme blanche. Les deux enfants du couple, âgée de 12 et 17 ans, étaient respectivement au collège et au lycée au moment des faits. 

En fin de journée, après avoir retrouvé son véhicule, les gendarmes avaient interpellé cet homme de 40 ans à Marseillette, dans l'Aude, et l'avaient placé en garde à vue. À l'issue de la mesure, le parquet de Béziers a ouvert, dans l'après-midi du 18 mai, une information judiciaire du chef de meurtre par conjoint. Il a été placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention.

Il menaçait très souvent de tuer sa compagne, selon des témoins

Dans un premier temps, les enquêteurs pensaient que le couple était séparé. La situation était apparemment tout autre. "En l'état des investigations, il résulte des nombreuses auditions effectuées par le commissariat de police de Béziers que l'homme était revenu habiter chez la victime dès sa sortie de détention, le 21 mars 2022, malgré son interdiction judiciaire, avec l'accord de la victime, ce dont avait connaissance l’entourage amical et familial, a indiqué mercredi soir le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland, dans un communiqué. Cette situation avait été cachée au juge de l'application des peines et au service pénitentiaire d'insertion et de probation, y compris à l'occasion d'un appel téléphonique d'un agent de probation à la victime, trois jours avant le drame".

 

Les témoins s'accordent à dire que l'homme n'avait pas commis jusqu’alors de violences envers sa compagne, mais qu'il menaçait très souvent de la tuer si elle le quittait. Or, les investigations ont révélé qu'elle avait une autre relation amoureuse depuis plusieurs mois, ce dont son concubin semblait se douter.

Concernant son passage à l'acte, le suspect a très rapidement déclaré aux enquêteurs du commissariat de police de Béziers qu’une nouvelle dispute s'était déclenchée entre eux à leur domicile vers 9h30, le lundi 16 mai, alors qu'elle venait de déposer leur fils de 12 ans au collège et qu’elle s'apprêtait à partir travailler.

Selon la version du mis en cause, la victime lui aurait annoncé qu'elle voulait le quitter. Il l'aurait alors étranglée au cours de la dispute jusqu'à ce qu'elle perde connaissance. Puis il l’aurait poignardée de plusieurs coups de couteau de cuisine. Il se serait ensuite enfui vers 10h30 avec le véhicule de sa compagne. Il a affirmé aux enquêteurs n'avoir eut aucune destination précise. Il s'était finalement retrouvé sur l'aire d'autoroute où le véhicule a été retrouvé en panne d'essence, dans l'Aude. Puis il avait de nouveau appelé les gendarmes en fin d'après-midi, indiquant qu'il souhaitait se rendre.

L'autopsie a confirmé un étranglement ainsi que la présence de dix plaies par arme blanche, sans aucune lésion de défense. Les investigations se poursuivent désormais sous l’autorité du magistrat instructeur. S'agissant des deux enfants, ils sont désormais confiés à des membres de la famille maternelle. En cas de condamnation, le suspect encourt la peine de réclusion criminelle à perpétuité.


Aurélie SARROT

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