Meurtre d'une femme enceinte à Ustaritz : ce que l'on sait du suspect "d'importance majeure" arrêté dimanche

La rédaction de LCI
Publié le 18 septembre 2017 à 7h45
Meurtre d'une femme enceinte à Ustaritz : ce que l'on sait du suspect "d'importance majeure" arrêté dimanche

PAYS BASQUE - Un homme de 38 ans a été interpellé ce dimanche dans le cadre de l'enquête sur le meurtre d'une jeune femme de 23 ans, mercredi 13 septembre à Ustaritz (Pyrénées-Atlantiques). Lors d'une conférence de presse, le procureur a donné plus de précisions sur le profil de ce suspect "d'importance majeure", identifié grâce à son ADN.

Il a été interpellé au terme d'une course-poursuite, ce dimanche vers 12h. Âgé de 38 ans, l'homme, considéré comme "suspect d'importance majeure" dans le cadre de l'enquête sur le meurtre d'une jeune femme enceinte âgée de 23 ans mercredi à Ustaritz, au Pays Basque, circulait à bord d'un camion utilitaire volé plus tôt à Anglet. Il a été intercepté par les forces de l'ordre sur la commune de Boucau, près de Bayonne, après avoir percuté un bâtiment et avoir tenté de s'échapper à pied. 

Un SDF retrouvé grâce à son ADN

Né en août 1979, originaire de Haute-Savoie et habitant la région de Bayonne depuis huit ans, l'homme était "traqué depuis deux jours", a indiqué le procureur de la République lors d'une conférence de presse ce dimanche. Il avait été identifié à partir de "traces biologiques relevées sur les lieux" du crime, qui ont permis d'obtenir son ADN. 

Déjà présent dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) pour des vols et dégradations, l'homme a rapidement été confondu. Sa dernière condamnation remonte à août 2017. 

Trois mois de prison avec sursis et une obligation de soins psychiatriques avaient été requis pour des faits de vols et dégradations. "Le suspect a eu plusieurs placements d'office à Bayonne et dans l'Isère", a ajouté le procureur, Samuel Vuelta-Simon, sans préciser le type de pathologie dont il souffrait. 

Aucun antécédent sexuel

Mercredi, Mélodie M. avait été retrouvée morte sur le lit de sa chambre à coucher par son compagnon. Enceinte de huit mois, cette élève infirmière avait les poignets et les chevilles ligotés, les yeux bandés et était bâillonnée avec des torchons. Selon les premiers éléments de l'autopsie dévoilés vendredi, la jeune femme a été asphyxiée par le bâillon qu'elle avait dans la bouche. Elle présentait également des lésions traumatiques au visage, dont une fracture du nez. Selon le procureur, la jeune femme a été violée. 

Le suspect n'avait "aucun antécédent en matière sexuelle" et n'avait "a priori pas de lien avec la victime", a-t-il précisé. Il a par ailleurs annoncé que "des objets avaient disparu au domicile de la victime". Une cinquantaine de gendarmes ont été mobilisés pour l'enquête. 


La rédaction de LCI

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