Mardi, un homme, soupçonné du meurtre en 2008 d'une joggeuse de 45 ans à Olivet (Loiret), a été interpellé et placé en garde à vue mardi à Toulouse.
La victime, mère de famille de 45 ans, avait été tuée et son corps profané.
La rédaction de LCI-TF1 revient sur ce qui a permis aux enquêteurs de remonter jusqu'à cet homme.

L'élucidation d'une affaire, quinze ans après les faits ? Mardi, un homme a été interpellé à Pamiers (Ariège) par les enquêteurs de l'Office Central de Répression de la Délinquance aux Personnes (OCRVP) et la police judiciaire d'Orléans.  Ce dernier, âgé de 34 ans, est soupçonné d'avoir tué et agressé sexuellement le 22 juin 2008, à Olivet (Loiret), Caroline Marcel, 45 ans. 

Ce jour-là, cette femme, mère d'une fille âgée d'une dizaine d'années, était partie faire du jogging vers 20h mais n'a jamais regagné son domicile par la suite. Son corps, à demi-immergé dans l'eau, profané au niveau du sexe avec une branche d’arbre, avait été découvert le lendemain par des enfants qui faisaient un pique-nique au bord d'une rivière de cette commune située au sud d'Orléans. "La femme est morte la veille par strangulation et étouffement avant d'être placée dans l'eau", avait indiqué à l'époque la procureure de la République d'Orléans, Isabelle Toulemonde. Frappée violemment à la tête, la victime qui aurait opposé une résistance, serait tombée et l'agresseur, plaqué sur elle, l'a étranglée.

La rédaction de LCI-TF1 revient sur ce qui a conduit les enquêteurs jusqu'à ce suspect trentenaire. 

Traces d'ADN sur la clé de voiture de la victime

À l'époque, des prélèvements ADN avaient été effectués mais les résultats, selon les enquêteurs, étaient inexploitables, le corps étant resté une nuit dans l'eau. Il n'y avait pas d'empreintes, non plus, la pluie ayant tout effacé. Une enquête avait été ouverte et confiée à la police judiciaire d'Orléans. Six personnes ont été interpellées dans le cadre de cette affaire mais avaient été finalement relâchées sans poursuite. 

En juin 2022, après quatorze années d’enquêtes infructueuses, l’enquête était transférée au pôle cold case de Nanterre. Selon nos informations, c’est grâce au travail de la police scientifique que ce rebondissement a eu lieu. En effet, la juge d’instruction qui a repris le dossier, Nathalie Turquey a demandé de nouvelles analyses sur les scellés. Le siège de la police scientifique à Écully, ainsi que la police scientifique 31 (Toulouse, Haute-Garonne) ont réussi à retrouver des traces ADN exploitables, notamment sur la clé de voiture de la victime. Le suspect étant connu des services de police, son ADN a "matché" avec le Fichier national des empreintes génétiques (FNAEG). 

Il n'a pas reconnu les faits

Selon les informations de LCI-TF1, le suspect n'a pas reconnu les faits en garde à vue. Il a donné aux enquêteurs plusieurs versions contradictoires et a du mal à donner des explications. 

À l'issue de la mesure, l'individu a été placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention de Toulouse. Il doit être présenté samedi après-midi devant Nathalie Turquey, juge d’instruction au pôle crimes sériels ou non élucidés à Nanterre. 


Aurélie SARROT avec Maurine Bajac et Georges Brenier

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