Après le meurtre de Lola, 12 ans, l'émotion et la polémique politique

Meurtre de Lola : des centaines de personnes attendues aux funérailles de la fillette ce lundi

A. Lo.
Publié le 24 octobre 2022 à 9h52
JT Perso

Source : TF1 Info

Un peu plus d'une semaine après le meurtre de la petite Lola, ses obsèques se tiendront ce lundi 24 octobre.
Des centaines de personnes sont attendues lors d'une cérémonie publique.
L'inhumation au cimetière se fera par la suite dans la plus stricte intimité.

Après l'effroi, place au recueillement. Plus d'une semaine après la découverte du corps de la petite Lola, morte dans des circonstances dramatiques, les obsèques de la fillette de 12 ans se dérouleront lundi 24 octobre dans l'après-midi, à Lillers, dans le Pas-de-Calais. Des centaines de personnes devraient y participer, alors que les hommages se sont multipliés depuis une semaine, non sans polémique.

Une cérémonie ouverte au public

Pour "un dernier hommage" à la petite fille, la famille a donné rendez-vous dès 13h45 à la collégiale Saint-Omer de Lillers, commune de 10.000 habitants dont est originaire sa mère. La messe, célébrée à 14h30 par l’évêque d'Arras Mgr Olivier Leborgne, sera ouverte au public, mais l'inhumation au cimetière "se fera dans la plus stricte intimité", ont ajouté les parents.

Ceux-ci ont par ailleurs exprimé leur souhait de "pouvoir honorer la mémoire" de Lola "dans la sérénité" et "le respect et la dignité", un appel répété pour la troisième fois depuis jeudi. "J’espère que les gens seront très sobres, très discrets, très respectueux", a commenté dimanche, sur France 3, Mgr Leborgne.

Élus, proches et anonymes, attendus aux obsèques

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et plusieurs élus sont attendus, dont la députée RN du Pas-de-Calais Caroline Parmentier, en plus des proches et de nombreux anonymes. La capacité de l'église étant limitée à 500 personnes, une "sonorisation" sera installée à l'extérieur et la place entièrement vidée de ses voitures pour pouvoir accueillir "quelques milliers de personnes", a indiqué à l'AFP une source proche des forces de sécurité.

Depuis une semaine, les hommages à la petite fille se sont multipliés, sa mort dans des circonstances tragiques suscitant une vive émotion dans le pays. Des grilles de sa résidence aux boîtes mails des communes où vivaient ses proches, des milliers d'anonymes ont adressé leurs condoléances, déposant parfois fleurs et bougies. "Qu'est-ce qui nous touche tous ? C'est l'atrocité de ce crime", s'est ému vendredi le président Emmanuel Macron, affirmant que la famille de la fillette avait "besoin du respect et de l'affection de la nation".

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Cela n'a pas empêché la droite et l'extrême droite de se saisir de ce meurtre pour dénoncer l'action migratoire du gouvernement, au vu du profil de la suspecte, une Algérienne sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français. Des groupuscules identitaires ont aussi organisé des rassemblements dans plusieurs villes françaises. 

Le gouvernement a fustigé "l'indécence" de cette "récupération politique" et le porte-parole Olivier Véran, sur CNEWS-Europe 1-Les Échos dimanche, s'est dit "très choqué" par ces manifestations, notamment celle où "les lieutenants" d'Eric Zemmour "se press(aient) au premier rang".


A. Lo.

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